The Times (29.03.2008) : Hugh Laurie on House, fame and LA

Voici la traduction de l'article publié dans le supplément week-end du Times du 29 mars 2008. 

Moins « parlez-moi de votre enfance » et plus axée sur le présent que celle de l'Observer, elle n'en est pas moins profonde ou du moins intéressante. 

On y apprend notamment que Hugh est bon au ping-pong, que sa mère faisait du recyclage, qu'il est très de gauche (m'en doutais un peu) et qu'il est un emmerdeur (ça aussi, m'en doutais)... Et, miracle, un journaliste lui pose enfin une des questions qui trottent dans ma petite tête depuis longtemps concernant la Boat Race... Et moi aussi, j'ai été triste quand j'ai vu le dernier vol du Concorde, mais moi j'ai pas pleuré !  

L'article originale est  , si vous voulez vérifier que j'ai pas tout compris de traviole !

Bonne lecture...

 

Hugh Laurie parle de House, la gloire et L.A. 

Aussi bien dans son interprétation du brillant docteur dans House que dans son impitoyable autocritique, Hugh Laurie a transformé l'angoisse en art. Robert Crampton a rencontré un homme inquiet. 

Ca pourrait surprendre certains lecteurs d'apprendre que Hugh Laurie a été paparazzié - photographié sans sa permission - en venant à cette interview. Nous avons toujours tendance à le voir dans la peau de Bertie Wooster ou comme la moins célèbre moitié de Fry and Laurie, ou en andouille aristocrate dans Blackadder. Cette vision est, c'est le moins qu'on puisse dire, dépassée. Ce qu'il est à présent, c'est la plus grande star britannique à la télévision américaine, d'où la demande pour un cliché de Hugh Laurie marchand d'une voiture à un studio photo dans North London.

La présence d'un paparazzi a certainement surpris Laurie. L'a irrité un peu aussi. "Avant, les seules personnes qui me prêtaient un peu d'attention étaient celles qui aimaient ce que je faisais", dit-il, tirant sur la première d'une série de cigarettes. "Maintenant, je me fais remarquer par des gens qui se moquent bien que je vive ou que je meure - probablement veulent que je meure. C'est bien difficile de s'y habituer". Mais, d'une manière générale, la presse est correcte avec lui, n'est-ce pas ? "Je ne sais pas. J'essaie de l'éviter. J'espère que vous ne le prendrez pas mal, mais je ne lirai pas ça".

Il n'a cependant pas tendance à se plaindre en général, ni au cours de notre conversation. "Ca se passe beaucoup mieux que pour beaucoup de gens. Je suis allé dans un pub une fois avec Kenneth Branagh et un homme a hurlé : "Hé, Branagh ! T'es un enc*** !"

Un sondage récent a classé Laurie dans le top cinq des personnalités préférées de la télévision aux USA avec Oprah et Jay Leno. Cette popularité est due au  rôle du Dr Gregory House qui lui a aussi valu la faveur des critiques (deux Emmys) et la sécurité financière (il gagne paraît-il 200 000$ par épisode). "C'est exagéré. Mais je suis vraiment bien payé quand même. J'ai fait fortune et j'en serai à jamais reconnaissant". Il a tourné trois saisons de House à ce jour, la quatrième en est à la moitié et il a signé pour trois de plus. Ne sera-t-il alors plus jamais capable de travailler à nouveau ? "Ca dépendra de combien de temps je vivrai", répond-il (il a 48 ans) avec une logique implacable. "Si je passe sous un bus dans une semaine, la réponse est non"

Le Saint Graal à la télévision américaine est d'atteindre 100 épisodes (House en est à 82). "Alors, on la vend à la syndication et elle est à l'antenne pour toujours et elle vous hantera jusque dans une chambre d'hôtel à Hong-Kong". Est-ce qu'il touchera quelque chose sur ça ? "Je ne sais pas, je pense qu'ils doivent payer quelque chose aux acteurs". Heu, est-ce qu'il ne devrait pas se renseigner ? "C'était tout écrit à la page 65 du contrat. A l'époque [quand le pilote a été tourné], j'ai signé aveuglément en pensant que ça ne mènerait nulle part. Je ne sais pas quelles sont les chances [pour qu'un pilote devienne un succès de longue durée] - un sur 100 ? Un sur 200? Ce n'est pas que je regrette. C'est juste qu'à l'époque, je ne savais pas dans quoi je m'embarquais".

Ce dans quoi il s'embarquait, c'était neuf mois par an dans un appartement de location à Los Angeles, loin de sa femme et de ses trois enfants à Londres, 15 heures de tournage par jour, parfois six jours par semaine. Pour des raisons évidentes, il n'a pas envie de se plaindre, encore, "C'est un peu une cage dorée, je suppose. Mais quelles sont les options ? Tout dans la vie est une sorte d'échange. Le manque de sécurité est la chose qui tourmente les acteurs : j'ai gagné la sécurité au dépend de la liberté".

A côté de ça, il y a des compensations. "La Californie du Sud est magnifique. Il y a vraiment un plaisir sensuel à conduire pour aller travailler [sur sa moto Triumph] à 5h30 du matin". Laurie est aussi "très admiratif de l'ouverture, l'énergie, l'optimisme et le dynamisme des Américains... et cette idée que les Américains n'ont pas le sens de l'ironie - je veux dire, les Américains font difficilement quelque chose sans ironie de nos jours. Si vous voulez un verre d'eau, vous devez dire, « Je ne veux vraiment pas de verre d'eau »".

Ses fils ont 19 et 17 ans, sa fille 14. Avec encore trois saisons et demie à venir, sa famille devrait maintenant déménager en Californie. "Ca nous a pris un long moment pour nous adapter à la situation. La première année, j'étais à l'hôtel. Tous les autres de la série avaient signé des baux et je disais, « vous êtes fous. On va seulement durer un mois ». Je n'ai carrément pas défait mes valises. Je suppose que c'est une forme de pessimisme : si une chose se passe bien, ce n'est qu'une question de temps, tic tac, avant que quelqu'un vous la retire".

Il dit qu'il a lutté pour s'installer en permanence en Amérique. "Je me sens vraiment étranger ici, comme si j'étais en safari, observant des animaux exotiques et leur comportement. Mais après tout", ajoute-il, "l'Amérique est composée de gens qui ne se sentent pas américains avant de le devenir, je ne suis donc pas seul dans le cas".

Beaucoup d'interviews de Laurie se concentrent sur son pessimisme qui a viré à la dépression. Je me demande si son succès en Amérique l'a rendu moins malheureux ? "Ho, j'espère que rien n'y arrivera jamais. Je ne vais pas changer de nature." Même avec beaucoup de sa (presque constante) ironie, il y a un peu de vrai dans la remarque. Quand je lui demande s'il a des amis à LA, il répond : "je n'ai d'ami nulle part ", je suis sûr que ce n'est pas vrai (lui et Stephen Fry restent très proches), mais je suis également sûr que c'est un homme dont on ne devient pas facilement proche, un solitaire en quelque sorte, indépendant. Il aime avoir le contrôle, admet-il. Pas tellement des autres, mais de lui-même - tout le temps. Il ne boit pratiquement pas pour cette raison. "Je ne pense pas avoir jamais été hors de contrôle".

Il reconnaît ne pas pouvoir laisser tomber l'idée "qu'il y a un avantage dans la souffrance, c'est qu'il y a une sorte d'économie psychique qui permet ; si vous atteignez le succès, le bonheur et le confort ; d'être conscient que vous devrez payer pour tout ça." Un journal a publié des photos montrant un Laurie morose et il se demandait pourquoi il n'avait pas l'air plus heureux, mais son éducation est presbytérienne d'Ecosse, et les presbytériens d'Ecosse ne sont pas supposés avoir l'air heureux.

"L'aspect religieux ne veut pas dire grand-chose pour moi", dit-il. "J'admire la musique, les constructions et l'étique de la religion, mais je me suis détaché de l'aspect  « Dieu » ". Certains des aspects culturels du presbytérianisme - "le déni du plaisir, les vertus de l'économie et du travail dur" - quoi qu'il en soit, sont restés en lui. "J'ai eu une éducation merveilleuse et sans histoire. Mes parents étaient très aimants, mais il ne fait aucun doute qu'ils voyaient d'un mauvais œil la facilité et le confort. Ma mère était la première personne dont je me souvienne à adhérer à l'idée de recyclage. Dans les années 1970, elle collectait les journaux dans tout le village, elle les empaquetait et les emmenait à un moulin à papier. Elle devait recevoir un shilling la demi tonne ou quelque chose comme ça ".

Se sent-il coupable d'être aussi bien payé ? "Oui". Se sent-il coupable d'être célèbre ? "Oui. C'est absolument grotesque. Le divertissement a l'air d'être surévalué. Avant, c'était une ponctuation dans la vie, un film ou un roman ou une pièce ; une façon de fêter une bonne semaine ou un bon mois. Maintenant, c'est comme si tout n'était qu'une ponctuation". Les gens qu'il admire sont "ces mecs en chandail avec des stylos derrière l'oreille qui savent comment concevoir des machines mieux que n'importe qui dans le monde". Le Concorde, pense-t-il, "est la plus belle des choses. L'apogée de la forme et de la fonction. J'ai pleuré en voyant le dernier vol à la télévision. Quel vieux croulant je fais !"

Il a vu une Vincent Black Shadow1 il n'y a pas longtemps - "simplement à couper le souffle". Les motos sont une passion. Il a une Yamaha à Londres et une Triumph à LA qu'il conduit "avec une étrange fierté chauvine... Je regardais Biker Build-Off et il y avait ce designer de  motos japonaises customisées, Shinya Kimura. On pouvait dire en une seconde qu'il était un génie". Laurie a pensé acheter une des motos de Kimura. "C'était 26 000$. J'ai pensé : «Je ne peux absolument pas justifier ça », et puis j'ai pensé : « Bon, pourquoi je fais ce boulot ? » ". Est-ce qu'il l'a achetée ? "Non. Quelque chose en moi me disait tu ne devrais pas avoir de jouet ".

Il a tout de même acheté une table de ping-pong. "C'est un vrai luxe". Est-il meilleur que ses enfants ? "Heu... Je ne suis pas mauvais en fait", admet-il timidement. Je pensais qu'il était sensé être M. AutoDénigrement. "Oui, j'ai parlé à mon psy à LA hier par téléphone- il faut en avoir un pour qu'ils vous laissent entrer - et j'ai mentionné que je faisais cette interview. J'ai dit : « Je ne peux pas supporter de partir dans cette pu**** de danse du désespoir. Je vais juste dire ce que je ressens ». Il a encouragé ça. Donc oui, je suis plutôt bon au ping-pong". Mais est-il meilleur que ses enfants ? "Heu... c'est une question d'autorité parental. Si j'annonce publiquement... heu... Je ferais mieux de la passer celle-là". Ses enfants, dit-il, sont "un plaisir sans fin".

Donc, dois-je en déduire qu'il n'aime pas répondre aux interviews ? "Non, mais qui aimerait ? Manifestement, vous êtes dans une position très vulnérable. Vous mettez vos testicules sur une planche à découper. Bon, pas une planche à découper, ce n'est pas une bonne image... Je m'angoisse pour beaucoup de choses, c'est le problème. Je m'angoisse pour tout. Je n'arrive simplement pas à arrêter de penser à des trucs tout le temps. Et c'est là le côté vraiment destructeur : c'est toujours rétrospectivement. Je perds mon temps à penser à ce que j'aurais dû dire ou faire. Je traverse une expérience comme celle-ci et je pense : « La prochaine fois, je ne mentionnerai pas le psy », mais je n'apprends rien".

Etant donné qu'il a mentionné le psy, à quelle fréquence le voit-il ? "Une fois par semaine pendant une heure. Je fais ce boulot là-bas depuis un moment, et j'ai horreur d'utiliser le mot « stressant » - ce n'est pas stressant comme être à Bagdad - mais ça me stresse, et ça continue de me stresser à fond de temps en temps. Mais les choses ne sont stressantes que si vous vous en préoccupez. Marc Aurèle, je pense, a dit : « Si vous êtes tourmenté par quelque chose d'extérieur, la peine n'est pas due à la chose elle-même, mais à votre propre appréhension d'elle ; et c'est vous qui avez le pouvoir de l'annuler à tout moment » ".

Et qu'est-ce qui le préoccupe ? Sa performance ? "Tout en fait. Je suis un emmerdeur. Je me mêle de tout. J'ai une idée sur comment les choses devraient être jouées, les détails psychologiques, la véracité. Le travail est presque comme un morceau de musique, et je suis un emmerdeur pour la musique aussi". En effet, il a utilisé sa pause de trois mois à Londres (le tournage de House était suspendu à cause de la grève des scénaristes hollywoodiens) pour pratiquer le piano. "Je joue plusieurs heures par jour. J'ai déchiffré des morceaux que je n'arrivais pas à jouer avant. Si je pouvais, je jouerais dix heures par jour. J'aime tout simplement ça, mais j'ai un problème de cou et ça devient  horriblement douloureux". Est-ce vrai qu'il est très doué ? "Oh, c'est des bêtises, vraiment n'importe quoi ".

Une des caractéristiques les plus plaisantes chez Laurie, c'est que bien qu'il puisse jouer du Rachmaninov et citer les philosophes, il a l'assurance de juger la culture populaire pour ce qu'elle vaut. C'est rare de rencontrer quelqu'un qui n'est pas snobe, dans le sens traditionnel ou par rapport aux valeurs bourgeoises, mais Laurie, comme Gregory House, est son propre maître. Il cite, par exemple, Stephen King avec enthousiasme et Friends et Michael Caine. Il s'en veut même d'avoir mal cité Get Carter.

Qu'elle est la part de jeu dans House ? "Oh, beaucoup. Je travaille plutôt dur. Je suis conscient de l'artifice de chaque geste". Pourquoi le public porte-t-il ce personnage pas très aimable dans son cœur ? "Oh, il est aimable, il est juste pas bon. Mais nous n'aimons pas les gens seulement parce qu'ils sont bons. Il est drôle, honnête, très doué pour ce qu'il fait. Je l'aimerais si je le rencontrais et j'ai l'impression d'être absurde de parler d'un personnage de fiction, je ferais donc mieux d'arrêter ".

Laurie trouve ironique le fait que son père était un docteur et que "maintenant, je suis payé, je ne sais pas, cinq fois plus [une sous-estimation, c'est sûr] pour faire semblant d'être un docteur". William « Ran » Laurie était un généraliste à Blackbird Leys, une cité construite pour loger les ouvriers de l'usine British Leyland's Cowley près d'Oxford. Laurie, le cadet des quatre enfants de Ran et Patricia Laurie, est né à Oxford en 1959. Bien qu'il dise que "chaque homme se sent comme une version imparfaite de son propre père", ce n'était pas son père le problème, puisqu'il y en avait un. "Oui, ma mère était le problème", dit-il, mais il refuse de donner des détails. Elle est morte quand il avait 29 ans, son père il y a 10 ans. 

[1] Modèle de moto de la marque britannique Vincent créé en 1948. Vincent a arrêté ses productions depuis 1955.

Comme son père, Laurie a fréquenté une école publique2, Eton dans son cas. "J'ai passé de bons moments là-bas. Je comprends plutôt bien les institutions". Il avoue avoir eu "une période folle à 16 ans quand je pensais que Baader-Meinhof3 et les Brigades Rouges4 luttaient pour obtenir la justice sociale". Le souvenir de cette erreur de jugement l'embarrasse tellement maintenant qu'il "a du mal à en parler". Il reste (bien que moins extrémiste) un homme de gauche. "J'étais dans ma voiture, j'écoutais un reportage sur les travailleurs étrangers à Abu Dhabi qui sont si peu payés et si pauvrement logés, et je cognais sur mon volant en cuire de frustration en pensant à la sottise de ma propre névrose et de ma complaisance".

En dépit d'une situation confortable, ses parents ont fait des sacrifices financiers pour qu'il intègre Eton. "Je suis allé dans une école très huppée avec des gens très snobes, mais je ne suis pas spécialement snobe moi-même". Il a suivi les traces de son père au Selwyn College de Cambridge où, encore comme son père, il ramait pour l'Université, ce qui lui a valu une place de Blue5 à la Boat Race de 1980, un suspens que Cambridge perdit pour 1,80m. Avec une si petite marge, a-t-il jamais envisagé que ça puisse être sa faute si l'équipe a perdu ? "Non, mais c'est une bonne remarque. Heureusement".

En ce moment, le sport de Laurie est la boxe. Il a emmené un de ses fils au match Hatton-Mayweather à Las Vegas et il s'entraîne dans un gymnase de North London. "Je ne sais pas si je cherche à affirmer ma masculinité, mais il se passe vraiment quelque chose là, l'impression que les hommes se testent, et quand le test est fini, il règne une atmosphère bizarrement douce et un sentiment de camaraderie". Je lui raconte que l'auteur Tony Parsons, que j'ai interviewé récemment, boxe dans le même gymnase. Le papa de Parsons a obtenu une DSM6 en 1944. Celui de Laurie gagna une médaille d'or en aviron au Jeux de 1948. "Il était en deux sans barreur avec un gars nommé Jack Wilson. J'ai une photo géniale sur mon bureau de tous les deux recevant leur médaille sur un ponton à Henley. J'imagine qu'on jouait l'hymne national et mon père est très rigide : « Voilà la façon de se comporter », et Jack Wilson est détendu et a l'air de s'éclater comme s'il aller mixer un martini. J'ai parfois souhaité que mon père prenait le même plaisir en lui-même.

Et pourquoi Laurie n'arrive-t-il pas à être content de lui ? Quel est le problème exactement ? "Peut-être qu'il n'y en a pas", il soupire. "Peut-être que j'ai le goût des problèmes et si je ne peux pas en trouver un, j'en invente. J'ai fait un documentaire une fois sur les funérailles victoriennes et, pour illustrer la scène, des chevaux de trait tiraient le corbillard. Je discutais avec le propriétaire des chevaux et il a dit : « Vous savez, ils n'aiment pas ça. Ce n'est pas assez lourd ». C'était l'insoutenable légèreté de l'être du point de vue des chevaux de trait. Ils sont malheureux s'ils n'ont pas de travail à faire. Ils veulent 15 tonnes de bière à tirer pour se sentir bien.

Mais plus tôt, il disait combien il avait apprécié ses trois mois de détente forcée, ce qui pourrait sembler contredire l'analogie avec les chevaux de trait. "Ca pourrait, n'est-ce pas ? Comme c'est fascinant. Comment concilier ça ? Et bien, je suis terriblement fainéant". C'est évidemment absurde, dis-je. Depuis sa place gagnée dans le bateau de Cambridge, et la présidence du Footlights7, jusqu'à l'envoi de sa cassette pour l'audition de House, il y a des preuves d'un acharnement considérable. Il admet être connu pour se donner du mal.

Il dit qu'il doit jouer beaucoup pour interpréter Gregory House, pas seulement à cause de l'accent américain, mais parce qu'ils "partagent certaines caractéristiques". La plus évidente, je pense, qui rend attirant aussi bien Laurie que House, est l'intelligence. L'intelligence dans le sens habituel et l'intelligence émotionnelle, le sang froid, la connaissance de soi. Je pense que toute cette thérapie est payante. Marc Aurèle a dit : "Soit satisfait d'avoir l'air de ce que tu es vraiment" et je pense qu'il l'est (presque).

Quand je lui ai demandé pourquoi il n'avait obtenu que la plus petite mention pour sa licence à Cambridge, il a dit comme à son habitude : "Parce que je suis très, très stupide ", Mais ce qui me frappe le plus après avoir parlé avec lui pendant quelques heures, c'est la force de son esprit. Il semble être un homme qui voit la vie d'une façon claire et a développé la capacité et la malchance d'être capable de distinguer les ddifférets aspects d'une situation. Comme son stoïcien favori a écrit : "Pour les sages, la vie est un problème ; pour les imbéciles, une solution".

Je suis sûr qu'il n'a pas besoin de moi pour lui adresser un autre bout de sagesse de Marc Aurèle : "Ne perd plus de temps à débattre de ce qu'un homme bon devrait être. Sois-en un". Ou plus justement : "Ne laisse pas ton esprit courir sur ce qui te manque autant que sur ce que tu as déjà".

[2] En Grande-Bretagne, ce terme s'applique aux écoles privées.

[3] Membres de l'Organisation Révolutionnaire Allemande (RAF ou  Fraction armée rouge ou bande à Baader),  une organisation révolutionnaire d'extrême gauche allemande.

[4] Groupe terroriste d'extrême gauche italien

[5] Les « blues » sont les membres des équipes d'aviron de Cambridge et Oxford lors de la Boat Race.

[6] Distinguished Service Medal, récompense militaire anglaise.

[7] Club de théâtre de l'université de Cambridge

Première publication le 28.07.08

Commentaires (1)

1. Nemie-chou 27/03/2009

Hum, un ascendant Vierge ou Capricorne est envisageable : cette tendance à tout rabaisser (y compris lui), à douter, à ne pas se laisser envahir par le sentiment de bonheur, à s'inquiéter du lendemain... Peut-être un jour saura-t-on lequel est le bon ^^ !

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