Saison 5, épisode 12 : "Painless"

« Sans douleur ». Titre ironique évidemment, puisque House souffre plus que d'habitude (à cause de sa frustration par rapport à Cuddy ?) et que le POTW (Patient Of The Week) souffre de douleurs chroniques. C'est le troisième personnage miroir de House après 13 (l'autodestruction) et l'agoraphobe (l'asociabilité) depuis le début de la saison. Et je suis sûre que d'ici sa fin, il y en aura d'autres... 

Bon, je vais commencer par les trucs futiles pour me vider la tête ! Parce qu'il fait mal cet épisode (j'ai l'empathie envahissante). 

Un épisode spécial coin-coin ! En tant que collectionneuse, ça ne pouvait que me plaire. Parce qu'il n'y a pas que celui de Wiwi  (il me semble qu'il y en avait déjà un comme ça dans le lit de Joy), il y a ceux de House (j'ai faillit plusieurs fois acheter les mêmes, je vais peut-être bien me décider). Ca m'a fait penser à Bertie (le personnage de Hugh dans Jeeves & Wooster) qui passe sa vie dans sa baignoire, souvent avec un coincoin. 

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Notez le joli peignoir près de la porte, j'aimerais bien le voir dedans un jour... 

Un tout petit peu déçue (mais vraiment un tout petit peu) par les scènes "de nu", surtout la dernière : cadré trop serrée (un petit plan américain ç'aurait été trop demander?) ! Mais ma boule de cristal me dit qu'on en verra plus un de ces quatre !  

Encore un gros plan sur un bouquin ! Après Les mémoires de Sherlock Holmes, c'est Split Second (Une seconde d'inattention) de David Baldacci.  

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Voici le résumé trouvé sur Amazon : 

"Une seconde. Il a suffi d'une seconde à Sean King pour voir sa vie s'écrouler le candidat à l'élection présidentielle dont il devait assurer la sécurité est abattu. Huit ans plus tard, le cauchemar recommence : un autre candidat est enlevé sous les yeux de l'agent Michelle Maxwell. King et Maxwell n'ont d'autre choix que de s'associer pour mener l'enquête. Et le temps presse..." 

C'est gai de montrer ce livre la veille de l'investiture du nouveau Président ! 

Le grand retour de l'ange noir qui s'inquiète pour son patient en train de souffrir de l'autre côté de la vitre.  

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Bizarre, la cicatrice de House a l'air de vachement s'améliorer. Evolution depuis la saison 2 : 

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Je vois mal, au tout début,  ou la femme du patient n'enlève pas sa ceinture avant de descendre de sa voiture ? 

Sinon, pour le sérieux, je vais faire court (si, c'est possible) parce que je n'ai pas envie de trop m'attarder sur la comparaison House/patient. Il suffit de voir l'épisode (désolée pour ceux qui lisent sans les regarder, va falloir attendre quelques semaines...), tout était clair : House est chamboulé parce qu'il est confronté à un malade qui a atteint le stade suivant de la douleur, là où il n'y a même plus de moment où elle est supportable. 

J'aimerais tout de même souligner quelques scènes qui m'ont touchées. 

Je n'ai pas aimé la réaction des larbins face à l'idée de House de supprimer les anti-douleurs du patient pour savoir si son cerveau les assimile « à l'envers ». Comme si c'était un monstre ! Il sait très bien ce que c'est de souffrir. Il sait aussi que si c'est le seul moyen de le sauver, il faut essayer, même si c'est de la torture. Et ce couillon de Foreman qui ne réagit pas quand 13 demande s'il aimerait qu'on lui supprime sa Vicodin ! Il sait pourtant dans quel état House est quand on la lui enlève, il était là à chaque fois que c'est arrivé. Il sait que House est conscient de la douleur qu'il va infliger (et arrêter dès qu'il voit que ça ne marche pas) au patient et ne fait pas le moindre petit geste dans son sens. Cherchez pas, c'est Foreman ! 

Pendant la scène de l'opération du patient, il ne se passe pas grand-chose, mais le peu qu'il s'y passe et très émouvant. House ne fait que traîner sa jambe dans le secteur (ouais, ouais, c'est ce qu'on dit). Il s'installe et le patient lui parle pendant que Chase lui envoie un truc dans le cerveau. 

« Vous êtes seul, c'est pour ça que vous pouvez gérer la douleur. Vous n'avez pas besoin de faire semblant ». Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre comme conneries ! House passe sont temps à essayer de minimiser son handicap. Y a qu'à voir la différence d'attitude (particulièrement dans la rapidité des mouvements) quand il est chez lui (seul) ou au boulot (en public) pour s'en convaincre. 

Quand le patient demande s'il a plus de mauvais jours ces derniers temps, il répond directement oui, au grand étonnement de Chase. Il a l'air si désemparé face à ce que lui raconte le patient à propos de sa douleur (avec Cameron qui écoute de l'autre côté de la vitre en plus). C'est ce qui l'attend, il le sait depuis longtemps. Maintenant, il voit à quoi ça ressemblera. 

Le patient le remet aussi face à une possibilité à laquelle il a été plusieurs fois confronté : la mort. « Laissez-moi mourir » le supplie le patient, « non » répond-il implacablement. On l'a vu souvent, tant que House pense qu'il y a encore un espoir de guérison, il ne lâche jamais, même si on le lui demande poliment. Curieusement, quand il s'agit de sa propre mort, il réagit pareil. A chaque fois, il est revenu même s'il aurait été plus facile de ce laisser partir. 

En fait, avec House, ce n'est pas « tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir », mais « tant qu'il y a de l'espoir, il y a de la vie », même si « l'espoir, c'est pour les femmelettes ».

Une scène qui m'a chamboulée (dans le bon sens, mais ça m'a fait bizarre), c'est quand House comprend que le gamin a fait diversion pour que son père puisse se suicider tranquille. On dirait qu'il va le baffer ! Il a un côté Terminator dans la façon de marcher (enfin, si Terminator boitait évidemment) : très déterminé et même en colère. 

Je ne l'avais jamais vu aussi "menaçant" sans être en manque, surtout avec un enfant. Faut pas déconner avec la douleur ! Il n'a vraiment pas apprécié que le gamin face semblant d'avoir mal. C'est bien qu'il ne l'ait pas giflé et qu'il l'ait juste choppé par le bras, ça prouve qu'il peut gérer ce genre de situation (le gamin qui dépasse les bornes des limites). Oui, j'avoue, je l'ai imaginé en papa de Rachel. Je me suis dit que quand elle serait en âge de faire des bêtises, elle aurait intérêt à filer droit ! 

Bizarrement, le gamin ne m'a pas émue. Je crois que c'est la faute du jeune acteur qui a l'air de chigner tout le long de l'épisode, alors quand il pleure vraiment, c'est presque ridicule. C'est Hugh qui m'a impressionnée (je me demande quand il ne m'impressionne pas)...

Et puis, il y la confrontation House/épouse du patient. Elle le coince le matin, dans son bureau, après avoir passé la nuit à veiller son mari tordu de douleur. 

J'ai senti beaucoup de respect de la part de House dans cette scène (à moins que je me fasse des films ?). Déjà, la première chose qu'il lui dit, c'est qu'il a remis le patient sous anti-douleurs (il a fait ça avant même de passer déposer ses affaires dans son bureau !), comme pour la rassurer. Pendant tout le temps qu'elle lui parle, il reste debout avec son manteau sur le dos, la tête légèrement baissée (vous me direz que c'est normal vu qu'il fait une tête de plus qu'elle, OK) et ses jolis yeux encore une fois tout désemparés. J'ai l'impression que s'il s'était assis, ça aurait paradoxalement (vu qu'il aurait été plus bas qu'elle) donné l'impression qu'il la prenait de haut. 

Il baisse les yeux quand elle lui dit qu'elle a eu de l'espoir en le voyant (il comprendrait la douleur de son mari). C'est toujours comme ça quand il n'arrive pas à maintenir sa carapace de salaud. Il doit savoir que s'il regarde les gens dans les yeux, ils vont tout de suite voir qu'il est touché. Elle l'a eu en lui demandant s'il voudrait vivre comme son mari. Il est d'accord pour le stabiliser pour qu'il puisse rentrer chez lui et y mourir. J'avais l'impression qu'il se voyait à la place du patient. Mon Dieu, ce « OK » murmuré après quelques secondes de blancs... 

Comme avec le gamin, l'épouse ne m'a pas touchée plus que ça, par contre, Hugh... Faut croire que, soit je m'en tape dès que la caméra quitte Hugh, soit le casting de cet épisode n'était pas génial... Ou les deux ? 

J'ai bien aimé les scènes avec le plombier, les rares scènes légères. Le pauvre gars, il doit se demander sur quel taré il est tombé ! C'est vrai qu'il faut être tordu pour préférer mettre le feu à sa cuisine et payer plus cher pour prouver qu'on est pas responsable d'un dégât des eaux, plutôt que de payer directement ce que l'assurance ne remboursera pas. Mais c'est House, il est légèrement obsessionnel sur les bords... 

Il est pas très méfiant le Greg ! Laisser (deux fois) le plombier seul chez lui en lui demandant de fermer la porte... Le seul truc qui l'inquiète, c'est qu'il touche au piano : c'est bien un réflexe de musicien ça ! Vous me direz qu'il n'a pas grand chose à voler (à part sa famille coincoins), mais bon... 

Pour moi, ses problèmes de tuyaux (n'y voyez aucune métaphore graveleuse, il a vraiment des problèmes de plomberie) sont une métaphore de sa douleur : sans s'en rendre compte, c'est lui-même qui se fait mal (même si la douleur est réelle à la base), à force de se cramponner à son malheur, il augmente sa douleur. 

Je suis surtout bien contente d'avoir eu la réponse à une de mes questions existentielles (« comment fait House pour monter dans sa baignoire ? »). Oui, parce que je me pose des questions tordues du genre "comment fait-il pour porter ses sacs de courses ?", mais vu ce qu'il a dans son frigo, ça doit pas être trop compliqué. Enfin bref, je pensais plutôt qu'il s'essayait sur le bord et pivotait en tenant sa jambe. Il devrait le faire d'ailleurs, c'est pas étonnant qu'à force de tirer avec ses presque 90 Kg sur le tuyau, ça l'abîme ! 

J'ai oublié un truc, là, non ? Ha oui, Cuddy ! 

Ben, dès le début, elle l'envoie valser : pas le temps pour le jeune Greg ! « Vous voulez m'obliger à choisir entre mon enfant et... », « Je veux vous obliger à faire votre boulot ! ». On ne saura jamais si elle allait dire « l'hôpital » ou « vous ». Je pencherais pour la deuxième possibilité. Ca résume les quelques scènes qu'ils ont ensemble. 

Il y a aussi (et surtout) la scène du câlin au bureau de Cuddy. Elle ne dure pas longtemps, c'est presque furtif, mais c'est tellement « doux » ! Je vois quatre explications possibles à ce geste : 

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1° Il se dit que le bois est vraiment de bonne qualité.

2° Il lui fait penser à Cuddy et s'en sert pour matérialiser ce qu'elle lui inspire.

3°  Il se demande pourquoi elle ne lui a rien dit par rapport à ce cadeau et ça le rend mélancolique au point de caresser un meuble.

4° Ils ont vraiment fait quelque chose sur ce bureau et ça le lui rappelle. 

Ho, j'ai failli oublier ! Le regard Huddy juste après la réflexion de House sur les tétines (ou tétons ?) caoutchouteuses de Cuddy ! Qu'est-ce qu'ils auraient fait s'ils avaient été seuls ?   

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Halala, qu'est ce que j'aime quand il est vulnérable (mais faudrait pas qu'il le soit tout le temps) et tête de mule ! 

Merdum ! J'avais dit que je ferais court...

 

 

Résumé complet (fin comprise) sur le site de la FOX

Publié la 1re fois le 06.02.09 à 14:57 

Commentaires (1)

1. Delphine 27/03/2009

Un épisode bien intéressant pour comprendre la psychologie de House ^_^ !

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