Saison 5, épisode 15 : "Unfaithfull"

Après un épisode 14 décevant, le 15 vient remonter le niveau. Pour le quatorzième, j'avais dit qu'il y avait trop d'histoires entremêlées et que les scénaristes auraient dû se contenter du cas + le Huddy + le 14. Ben, faut croire que les dieux des scénaristes sont avec moi puisque c'est exactement ça qu'on a eu ! Et en plus, House s'implique dans les trois (dans le Huddy, c'est logique, me direz-vous...). 

House & le cas 

Un prêtre légèrement porté sur la bouteille décide de se rendre aux urgences du PPTH parce qu'il vient de tailler une bavette avec un Jésus en lévitation sur le pas de sa porte. Comme House cherche un cas sans intérêt pour occuper Kutner et Taub pendant qu'il se consacre au 14, il se dit que ce prête avec des hallucinations devrait faire l'affaire. Problème, le curé va s'avérer être vraiment malade... 

Déjà là, je suis contente ! House VS un officier du culte, ça promet de belles discussion philosophiques et/ou théologiques et ça m'intéresse toujours ce genre de discussions. De toute façon, du moment que House parle sérieusement... 

Curieusement, ce cas "alibi" intéresse plus House que celui de l'épisode précédent qui avait pourtant tout pour le passionner. En fait non, ce n'est pas le cas qui l'attire, c'est le patient lui-même. C'est sûr, c'est pas tous les jours qu'on tombe sur un prêtre avec un discours d'athée ! Sa vision de Dieu pourrait être résumée par cette phrase de House dite à la jeune Eve dans One Day, One Room (S3E14) : « Soit Dieu n'existe pas, soit sa cruauté dépasse l'imagination ». Pour résumer, le curé a peu à peu perdu la foi après avoir été accusé (à tord d'après ce qu'il dit) de pédophilie par un jeune fidèle. Ensuite, cette histoire l'a poursuivi et il a voyagé de paroisse en paroisse avant de doucement sombrer. 

Suite à leur première rencontre au bloc, House va apprécier la discussion du prêtre et l'accabler de questions lors de la deuxième. Il ne croit pas que le patient ait pu perdre la foi complètement et se demande si elle ne pourrait pas revenir aussi vite qu'elle est partie. Il est persuadé que, malgré ce qu'il raconte, la foi du curé reviendra et c'est peut-être même ce qu'il espère si House parvient à le guérir. 

House est également intrigué par le fait que le prêtre n'ait pas démissionné. Le patient prétexte que c'est tout ce qu'il sait faire, mais House le considère comme un hypocrite (l'hypocrisie religieuse est le grand thème de l'épisode, j'y reviendrai avec Cuddy). 

Mais House n'est pas le seul a « analyser » les gens et le curé lui retourne le compliment : « Vous agissez comme si vous vous fichiez de tout le monde. (House détourne les yeux, les fait rouler, baisse la tête) Mais vous êtes là. Vous sauvez des vies ». Ce à quoi un House visiblement mal à l'aise répond qu'il n'est intéressé que par les énigmes et que sauver des vies n'est qu'un dommage collatéral. Le patient n'est pas dupe : « Bien essayé. Je ne pense pas que vous cherchez qu'on prouve que vous avez raison, je pense que vous cherchez qu'on prouve que vous avez tord pour vous donner de l'espoir ». Gros blanc de House qui fixe le patient, puis jette un petit coup d'œil furtif à Kutner et Taub qui n'en perdent pas une miette. « Vous voulez croire, n'est-ce pas ? ». House bat en retraite et s'éclipse après avoir lâché une réflexion grivoise. 

Si les larbins n'avaient pas été là, serait-il resté plus longtemps ? Aurait-il accepté de se livrer (se « confesser ») un peu ? Est-ce le fait d'être percé à jour qui le dérange ou que ça se passe devant  ses employés ? Quoi qu'il en soit, ça ne l'empêche pas de retourner voir le prêtre. 

Et voilà-ti pas qu'on retrouve, quelques scènes plus tard, le grand méchant Gregory House en de train discuter de Cuddy avec son confesseur... heu, pardon : son malade (après lui avoir piqué sa Dannette chocolat, il a une réputation à conserver quand même) ! Bon d'accord, il ne faisait que commenter la décision de Cuddy de "baptiser" Rachel. Mais le curé a un décodeur (puis, c'est facile à deviner aussi)... 

Il lui demande s'il ressent quelque chose pour sa patronne. Chacun son tour ! House retourne (de façon tordue évidemment et après une vanne cochonne) la question à son expéditeur : qu'est-ce qui l'empêche de rompre son vœux de chasteté maintenant qu'il a perdu la foi ? « Qui veut une relations avec un prêtre ? », « Qui veut une relation ? » répond House avant d'être interrompu par ses larbins qui viennent lui apprendre que le prêtre a probablement le SIDA. 

House marque un certain respect pour son patient en sortant plutôt que de blablater devant lui. Moi, ça ne me surprend pas le moins du monde, mais je suis sûre qu'il y en a qui ont trouvé ça étonnant... Enfin bon, ce qui me turlupine, c'est le regard qu'il a en observant son nouveau copain de l'autre côté de la vitre alors que son équipe lui explique ce qu'elle a trouvé. Commence-t-il à douter de sa sincérité (déception) ?  Est-il rassuré parce que le patient n'est finalement qu'un homme qui a fauté lui aussi (celle-là j'y crois pas trop vu qu'il a plutôt l'air soucieux) ? Est-il intrigué de savoir comment il a pu chopper ça s'il est vraiment vierge (il n'est pas non plus toxico et n'a jamais été transfusé) ? Est-il bêtement triste parce qu'il ne pourra rien faire si c'est bien le SIDA ? Ou autres ? Difficile à dire...

Finalement, House a son épiphanie grâce à Wilson qui était venu lui parler de Cuddy (décidément, elle l'inspire...) : le prêtre n'a pas le SIDA, mais une maladie génétique. Vous mets la tête de l'épiphanie, parce qu'elle vaut la peine (yeurk la montre) ! 

House va annoncer la nouvelle au prêtre. Il lui explique que l'hallucination n'était qu'une coïncidence certainement due à l'abus d'alcool. Le curé relève que ça fait quand même pas mal de coïncidences (l'hallu, House qui le prend au hasard...), ce qui irrite House (« Vous aviez promis de ne pas dire ce genre de choses »). Malheureusement pour lui, House avait bien deviné : en trouvant ce qui le rendait malade, il a aussi guéri la crise de foi de son patient. 

Celui-ci prétend ne chercher qu'à comprendre comment la vie peut changer complètement en un seul jour, mais il ne peut s'empêcher de citer Einstein qui disait que la coïncidence et le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito. Déçu de voir son nouveau copain « replonger », House lui répond qu'il n'a pas à s'en faire, sa vie sera bientôt aussi pourrie qu'avant et que tout ce qui lui est arrivé peut être expliqué rationnellement. Le curé le sait, mais ça fait beaucoup de coïncidences quand même... Petit soupir de House qui détourne la tête et pose son front sur sa canne. 

Gros coup de cœur pour cette scène (et pas seulement pour les gros plans sur les jolis yeux de poupée de Hugh). J'ai été touchée par le prêtre (et ça faisait un moment que je n'avais plus été touchée par un guest) qui semble heureux pour la première fois depuis le début de l'épisode et House mi-troublé, mi-déçu à côté. 

J'ai lu pas mal de réactions négatives par rapport à ce retour en grâce : trop américain, trop prévisible... C'est pas tout à fait faux, mais on est pas dans une série produite par Michael Landon non plus ! Ok, il refait un pas vers Dieu, mais avec toujours plein de point d'interrogation sur le chemin. Et puis, retrouver la fois ne fera que lui donner un petit réconfort car, comme le dit House, sa vie redeviendra vite aussi naze qu'avant. En effet, ce n'est pas parce que le gamin est venu s'excuser de l'avoir accusé à tord et qu'il lui a pardonné qu'on  arrêtera de le voir comme un éventuel pédophile. C'est le genre de tâche difficile à effacer... Bref, tout ne sera pas si rose pour notre ami le cureton ! 

Sinon, cette relation avec le patient a un peu plus confirmé une idée qui me tarabuste depuis un moment : House est-il aussi athée qu'il le revendique ? Vous vous doutez bien que si je pause la question, c'est que je pense que non. Etre athée est finalement très proche d'être croyant puisque, dans un cas comme dans l'autre, on est convaincu de l'existence ou de l'inexistence de Dieu sans en avoir aucune preuve. 

House se pose beaucoup trop de questions pour être athée, il a plutôt un comportement d'agnostique. Le problème avec l'agnosticisme, c'est que c'est en quelque sorte un compromis entre croire et ne pas croire. Et House, il aime pas ça les compromis, c'est mauvais pour son image...

House & Cuddy 

Première scène post-générique : Cuddy fond sur House à son arrivée à l'hôpital. Elle insiste pour qu'il vienne à la simchat bat de Rachel (cérémonie religieuse juive mise à la mode dans les années 60 pour faire plaisir aux parents qui n'avait pas l'occasion de faire circoncire leur progéniture puisqu'ils avaient eu des filles, évidemment, on ne leur coupe rien). House refuse, prétextant une soirée musicale avec une call-girl suivie d'un bain gélifié avec une autre (on s'amuse comme on peut). 

Plus tard, à la cantine, House reproche à Wilson d'aller à la simchat bat. Pour lui, c'est hypocrite de la part de Cuddy de faire « baptiser » sa fille alors qu'elle n'est pas du tout religieuse. Il considère qu'en y allant, Wiwi participe à cette hypocrisie et il prétend vouloir sauver son ami en l'en empêchant. Mon œil ! Pour moi House, bien qu'il soit certainement sincère pour l'hypocrisie,  n'aime pas que Wilson participe à la vie de Cuddy et pas lui (jaloux !). 

Wiwi le rassure, il ira bien et Cuddy aussi s'il ne se montre pas. House est perplexe (« quelle curieux compliment »). Cuddy aurait-elle fait exprès d'insister en sachant qu'il dirait non ? Ho la vilaine manipulatrice ! Il s'invite donc (tout en soupleté et agilesse, voir le gif ci-dessous) dans l'ascenseur avec elle pour lui exposer ses différentes théories.  

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© anascully

Celle de l'hypocrisie (« tout faire ou ne rien faire ou, option C, vous êtes une menteuse et une hypocrite »). Théorie que je partage en général (pas seulement pour Cuddy et pas que pour le judaïsme), mais ce n'est pas l'endroit pour en parler... Mais surtout celle de la manipulation qui prouve 1° que Cuddy n'a pas de leçon à prendre de House dans ce domaine-là et 2° que House est beaucoup plus facile à truander qu'on ne le pense. 

Pour le convaincre de la sincérité de son invitation, Cuddy l'attrape par le coude, lui plante son regard dans le sien et lui sort un  « House, pour le meilleur comme pour le pire, vous faites partie de ma vie » qui donne envie de convoquer un rabbin avant qu'elle ne change d'avis pour leur faire dire « oui, je le veux ». Elle est si convaincante, qu'il lui répond qu'il ne raterait la cérémonie pour rien au monde. Cuddy quitte l'ascenseur avec un grand sourire pour House et le laisse planté là avec son air de se demander ce qui se passe. 

Quelques instants plus tard, Cuddy va engueuler Wilson dans son bureau. Il l'a mise dans le pétrin en faisant comprendre à House qu'elle ne voulait pas de lui, il doit arranger la situation. 

Comme Wiwi est un gentil garçon obéissant, il essaie discrètement de convaincre House qu'il ne va pas aimer ce genre de réunion pleine de bons sentiments et blablabla... Manque de bol, Cuddy a le monopole de la manipulation dans cet épisode et House comprend tout de suite qu'elle lui a demandé de le faire changer d'avis. 

Wilson se demande pourquoi House agit comme ça ? Il est jaloux du bébé ? Il ne supporte pas de voir les autres heureux ? Réponse ne notre cher docteur : elle essaie de jouer avec lui, il ne la laissera pas gagner ! Ouais, ouais, ouais, c'est ce qu'on dit...

Cuddy finit par lui avouer qu'elle ne veut pas de lui parce qu'il va amener des mauvaises ondes dans sa gentille cérémonie toute jolie. Il est d'accord, il ne viendra pas. Cuddy, surprise (et légèrement déçue ?) qu'il ne discute pas, le remercie. « De rien, je me sens grandi » lui lance-t-il avant de s'en aller.

Retour à la cantine, Wilson joue à Jiminy Cricket. Il pense que c'est House l'hypocrite dans cette histoire, qu'il veut aller à la simchat bat. Pour lui,  House ne déteste pas le bébé et veux en être. Evidemment, Greguinours ne veut pas être démasqué et lâche une vanne grivoise sur Rachel (quand elle aura 16 ans, n'ayez pas peur). Et là, la vérité sort de la bouche de Wiwi : « C'est ridicule. Vous vous méritez tous les deux ». Jimmy et moi, on va se cotiser pour faire une enveloppe au rabbin ! 

Et Wiwi persiste. Il demande à House d'arrêter d'agir comme s'il ne voulait pas y aller s'il en a envie et de se comporter en être humain. Mais mon Grigri-en-mousse tient à sa couverture de salaud et répond qu'il agit comme ça parce qu'il n'a pas envie d'y aller et qu'il ne peut pas se comporter en être humain (en volant le dessert d'un gamin innocent qui passait par là). 

Je suis d'accord avec Wilson : House a envie de faire partie de la fête, il aime bien Rachel (c'est la fille de sa maman, il aime bien les enfants en général et elle lui a vomi dessus, ça crée des liens) et ils se méritent tous les deux avec leurs stratagèmes à la con. 

La grande question qu'on peut se poser, si on considère que House était sincère dans l'ascenseur (je veux bien parier un milliard de Dollars avec moi-même qu'il l'était), c'est pourquoi lui a-t-il dit non la première fois qu'elle l'a invité (en s'inventant deux call-girls) ? Parce qu'il a eu la trouille d'entrer dans la vie hors hôpital de sa patronne ? Parce qu'il pensait que c'était le genre de réponse qu'elle attendait de lui (il n'aurait pas eu tord dans ce cas) ? Par réflexe (une question sérieuse appelle une vanne) ? Parce qu'il a dit non à l'hypocrisie religieuse plus qu'à l'invitation ? Parce qu'il a tout de suite pensé qu'il ferait tâche et pourrirait l'ambiance même sans le faire exprès ? Je suis sûre que je pourrais encore trouver plein d'autres explications, mais on ne pourra jamais savoir ce qui se passe dans son esprit tordu... 

Bon, passons... Pendant que House débat des coïncidences avec son patient, Cuddy va s'extasier sur le talent, l'intuition et la chance de celui-ci auprès de Cameron. Finaude, Cameron lui demande avec un petit sourire si elle veut qu'il soit à la simchat bat. Pas de réponse, mais un léger sourire qui veut tout dire. Comme Wilson, Cameron parle d'or : « vous devriez lui dire » (petit sourire entendu). Trop forte la Lisa, elle avait carrément réussi à se convaincre elle-même qu'elle ne voulait pas qu'il vienne ! 

A mon avis (attention, voici venir la psychologie de bazar), Cuddy continue d'agir comme dans l'épisode précédent : elle cherche à lui faire mal. La fois d'avant, c'était physiquement, maintenant c'est mentalement. En résumé, elle lui fait le coup du « t'es qu'un gros naze incapable de se tenir, je veux pas que tu me foutes la honte devant tout le monde ». Le problème, c'est qu'elle se fait mal à elle aussi au passage. Mais ça a quand même un bon côté : elle agit comme si elle le haïssait et la frontière entre l'amour et la haine est bien fine (ça c'était le lieu commun du jour)...

Et voici THE scène de l'épisode ! Ce n'est même pas une scène en fait, c'est les trois dernières minutes de l'épisode qui serrent le cœur (sérieux, j'ai failli verser ma p'tite larme). Le tout mis en musique par un certain Hugh Laurie (vraiment exploité, ils lui font faire la musique maintenant !)... 

Cuddy est au comptoir de l'entrée, en train de regarder des papiers quand House passe. Combien de temps est-elle restée là à faire semblant d'être occupée pour pouvoir partir en même temps que lui ? Il s'arrête devant la porte avant qu'elle ne le rattrape (ou pour qu'elle le rattrape ?). 

Le regard perdu dans les flocons qui tombent doucement de l'autre côté de la porte, il lui sort la phrase la plus bateau du monde. Le genre de phrase qu'on sort quand on veut éviter les sujets sérieux ou s'extirper d'un silence trop lourd : « Il fait froid dehors » ! Pour rester dans le ton, elle répond (sans le regarder, évidemment) qu'au moins ses chaussures à lui sont fermées. Ils se décident à se regarder, enfin, à regarder leurs pieds. 

Il lui sort une vanne sur sa sœur en se tournant vers elle (pour voir si elle sourit ?). Elle le regarde en riant doucement et répond à sa vanne, mais il ne sourit pas et détourne le regard. Le sourire de Lisa s'efface, elle essaie de dire quelque chose qui reste coincé dans sa gorge. Greg se rend compte qu'elle étouffe des mots, il la regarde, il paraît se demander si elle va oser. 

Elle reprend son souffle pour une nouvelle tentative, mais il la coupe avec un « amusez vous bien » en la regardant furtivement. Il ouvre la porte. Elle suit le mouvement, visiblement perturbée. Ils partent dans des directions opposées, mais elle tourne malgré tout la tête vers lui, ses pieds semblent vouloir le suivre. Elle essaie peut-être encore de dire quelque chose ? Mais il est déjà trop loin et à moitié tourné. 

La vache, qu'est-ce qu'ils sont frustrants ! Mais touchants aussi. Maladroits. Puis c'est beau la neige. Et la lumière du parking sied merveilleusement bien aux yeux de Hugh (c'est même plus bleu ciel, c'est carrément transparent). 

Pas mal de gens ont trouvé cette scène cloche (ou cruche). Généralement ces gens sont connus soit pour leur amour de l'ironie, soit sont des ados en pleine phase de j'aime-pas-l'amour (ou les deux), on ne peut donc pas le leur reprocher. Ou alors, leurs relations amoureuses se sont toujours passées comme dans du beurre posé sur du velour ? Puis, c'est une question de sensibilité aussi. Moi-même, si je n'étais pas du genre à être aussi compliquée et maladroite qu'eux qu'eux, j'aurais peut-être eu envie de leur foutre des baffes aussi... 

Chacun rentre chez lui. Elle pour festoyer en l'honneur de sa fille et lui pour retrouver son piano et Jack Daniels. 

De son côté, Lisa a l'air heureuse de présenter Rachel aux gens qui comptent pour elle. Mais ce n'est peut-être qu'une façade. Elle semble contente en allant ouvrir la porte, mais son sourire s'estompe en voyant que ce n'est pas lui, avant de se ressaisir : elle doit avoir l'air heureuse ! Dans son salon, au milieu du monde, Wilson et elle échangent un regard qui montre bien qu'ils savent tous les deux qu'elle ne pourra qu'en avoir l'air (et encore)... 

Quand à Greg, seul avec son verre, la cheminée allumée (la deuxième fois en cinq saisons !), assis au piano, il se fend d'une compo original (Cuddy's Serenade d'après les crédits). Cousine de Girl des Beatles, de chansons folkloriques russes et de traditionnels yiddish, la mélodie commence doucement avant d'accélérer pour finir sur quelques notes du fameux You Can't Always get what you want.  

Il parait qu'il y aurait aussi une évocation de Have I Told You Lately (That I Love You)? de Van Morrison. Je ne pourrais pas le jurer parce que je ne connaissais pas cette chanson avant, mais si on lit les paroles, c'est tout à fait possible...

Mais pourquoi je m'amuse à vous décrire la scène, alors qu'il est tellement plus simple de vous mettre la vidéo ?

Dans le fond, ce n'est pas plus mal qu'il n'y soit pas allé. En effet, même avec la meilleure volonté du monde, il ne pourra jamais être mondain. Même en faisant un effort, il ne sera jamais le gars sympa qui discute de tout et de rien avec n'importe qui, un beau sourire aux lèvres. Elle aurait souffert de le voir essayer de paraître à l'aise dans son coin à attendre que les quelques personnes qu'il connaît à la fête viennent lui parler et il aurait souffert de ne pas arriver à se faire passer pour un autre pour la satisfaire. 

Au moins maintenant, ils sont tous les deux au courant que l'autre a envie d'avancer mais n'y arrive pas. C'est pas grand-chose, mais c'est déjà un (tout petit) pas en avant...

House & le 14 

Mauvaise idée de garder le 14 pour la fin. Après m'être étalée sur le Huddy, je n'ai plus envie de m'occuper d'eux... Bon, je vais faire bref ! Enfin, plus bref que pour les deux points précédents. 

J'ai dit une bêtise plus haut ! Cuddy n'a pas tout à fait le monopole de la manipulation housienne dans l'épisode, le 14 ne s'est pas mal débrouillé non plus... 

Donc, comme dit plus haut, House a pris le cas du curé pour occuper Taub et Kutner pendant qu'il se consacre au 14. Il leur demande de choisir entre la rupture et la démission. Selon lui, leur relation fout le bordel dans son département. 

Croyant que House veut faire joujou avec leur couple, 13 et Foreman décident de s'opposer à lui en restant tous les deux sans rompre. Après tout, il n'a jamais rien fait contre Cameron et Chase (à part quelques blagues). S'ils ne veulent pas prendre de décision, il le fera pour eux ! Il vire donc Foreman. Devant leur incompréhension, il leur explique que si le jugement de Chase avait été compromis pour aider Cameron, il l'aurait viré aussi. 

Et 13 va faire sa ronchonne : « Je pensais qu'en cinq ans, il pouvait accepter une erreur ou deux ! » . Alors là ma grande,  tu sais que je t'aime bien, mais faut pas déconner non plus ! Une ou deux erreurs  ? Ils ont tous les deux tué un patient, il leur a sauvé leur licence à tous les deux et, comme le dira Cuddy a Foreman, celui-ci a falsifié des dossiers et mis en danger la réputation de l'hôpital (et aussi la vie de 13, peut-être celle d'autres patients et a compromis un essai clinique). Il les a plutôt bien défendus jusqu'ici... 

S'en suivent des vrais-fausses engueulades entre les deux tourtereaux,  des je-démissionne-non-je-reste et des je-me-sacrifie-pour-toi. Tout ça pour truander House puisque, dans la dernière scène on apprend que, bien qu'ils soient officiellement séparés, le 14 est toujours bien vivant. 

Toute cette partie de l'épisode prouve, à mon avis, que ceux qui prennent House pour un fou de génie prêt à n'importe quoi se foutent le doigt dans l'œil et qu'il tient à ses larbins plus qu'il ne veut bien l'admettre (et le montrer). 

Déjà, les prétextes donné par House pour vouloir les faire rompre (et je le crois sincère) montre que, s'il a beau être capable de briser les lois et ne pas respecter les protocoles, il ne considère pas qu'on doive faire n'importe quoi (surtout si c'est pour son propre compte), ni compromettre d'autres personnes (malades ou collègues). La fin ne justifie pas les moyens. Il avait déjà réagit comme ça avec Brennan (AKA Grincheux, le médecin sans frontière) dans la saison 4. 

Je le soupçonne aussi de sentir venir le désastre dans leur couple. Et, puisqu'il vaut mieux couper plutôt que déchirer (comme dit Jean-Louis Aubert), il leur fournit les ciseaux. Chase est de cet avis aussi (contrairement à Cameron qui pense qu'il veut juste jouer) et Chase est beaucoup plus perspicace qu'il en a l'air... House prouve d'ailleurs qu'il ne joue pas quand 13 vient lui demander s'il reprendra Foreman si elle démissionne. « S'il est d'accord, qui suis-je pour dire non ? » répond-il. 

Evidemment, House se défend de tout sentimentalisme quand Foreman lui demande pourquoi il l'a empêché de se dénoncer à la firme pharmaceutique pour qui il faisait les essais. Il clame avoir juste voulu sauver sa licence, pas son boulot et certainement pas son couple. C'est sûr qu'il pense en priorité à sauvegarder son département intact et efficace (« Le conflit profite à la productivité », dira-t-il lors d'un différentiel ponctué par les pics que s'envoient les deux ex-amoureux), mais il a aussi son petit côté romantique nunuche qui le chatouille un tout petit peu tout au fond de son armure, j'en suis sûre. 

Ou alors, ce n'est qu'un test pour voir s'ils sont capables de gérer leur couple sans mettre le feu au département (voire à l'hôpital) ? Allez savoir.... 

Ensuite, concernant son affection pour son équipe, on pourrait croire qu'il vire Foreman (et pas 13) parce qu'il n'a toujours pas digéré que Cuddy le lui ait imposé depuis la saison 4 ou qu'il veut se venger de sa démission dans la 3 ou encore bêtement à cause des derniers évènements. Surtout qu'il sait que personne n'a voulu de lui quand il a démissioné. Mais on sent bien que ça ne le réjouit pas. Je veux pour preuve le fait qu'il mette le badge de Foreman dans son tiroir et pas dans la poubelle. Il espérait donc qu'il revienne le chercher. Il y a aussi la petite phrase dite à Taub quand il s'oppose à ce qu'il rompe le secret médicale : « j'ai perdu assez de médecins cette semaine ». Il ne se sépare jamais des gens de gaieté de cœur... 

Ha ben, pour une fois j'ai tenu ma promesse : j'ai fait court !

Naturellement futile 

  • House nous a ressorti le haut de son costume du S3E01 (la veste gris clair à fines lignes sur la chemise rose pal): j'adore...

  • C'est le grand retour du tableau blanc. Et pas que pour une scène, il est là des premiers symptômes à l'épiphanie.
  • Le coup de l'orteil qui se détache, c'était dégueu, mais j'aime...
  • La métaphore sur Duran Duran m'a donné envie de baffer 13 ! Un groupe de mettal ?Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre comme conneries... Elle va me faire le coup du « Ho, je suis née en 84, j'étais trop jeune » ? Et t'étais pas née au XIXe, pourtant tu connais Napoléon, non ? J'vous jure...
  • Réponse de Foreman à 13 pendant une de leurs engueulades: «On dirait que House me connaît mieux que toi. Quel dommage que je n'aille pas dans les deux sens». Vas-y Eric, assume, j'ai toujours su que tu aimais bien le chef dans le fond ! Rigolant
  • House qui est au spectacle pendant une de leur disputes, les réflexions qui vont avec et Foreman qui l'engueule à son tour (le pire c'est que ça marche) : réjouissant.

  • Très jolie scène de machouillage de paille. No comment.

  • Très joli plan de nuque (pas fréquent ça). No more comment.  

Résumé complet (fin comprise) sur le site de la FOX

Vanyx pour les captures

Publié la 1re fois le 10.03.09 à 18:05

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