Saison 5, épisode 17 : "The Social Contract"

Cet épisode est deux-en-un ! Il est Houson (House + Wilson) et a un patient “miroir” en même temps. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, le patient n’est pas un « miroir », c’est plutôt un « détonateur » qui pousse House a réaliser certaines choses (dont il avait probablement déjà conscience, mais n’assumait pas vraiment). Ce POTW s’est mis d’un coup à dire tout ce qui lui passe par la tête sans envisager les conséquences. Donc, comme House, il sort certaines vérités pas toujours faciles à avaler.

Toutefois, le patient n’est pas vraiment le centre de cet épisode (dans le fond, il ne se passe pas grand-chose médicalement avec lui), le vrai thème est le Houson. Comme au début de la saison, House a peur de perdre son seul ami. Je me demande même si le but de revenir sur ça maintenant n’est pas de boucler la boucle de cette saison. On verra bien…

Gros choc pour House quand Wilson lui apprend qu’il n’aime pas les Monster Trucks (raison pour laquelle il ne vaut pas les regarder avec lui) ! Pauv’ chou, il est tout décomposé, on dirait que Monsieur vient d’avouer à Madame, après 20 ans de mariage, que Sissie lui sort par les trous de nez et qu’il ne regarde que pour lui faire plaisir. C’est tout à fait ça, Wiwi « tolère » uniquement les camions géants parce que House aime ça. N’empêche, pour House, cette révélation cache quelque chose…

 

Wiwi a une épiphanie en apprenant le problème du patient : House n’est donc pas un cas unique, hahaha ! Défense de l’intéressé :  « on peut arranger son envie de dire ce qu’il pense à voix haute, mais il sera toujours celui qui les pense ». Réplique de l’accusateur : « Mais il sera aussi celui qui ne les dit pas. S’il passe toute sa vie à construire une personnalité d’homme gentil, n’est-ce pas ce qu’il deviendra ? ». Estocade de House : « C’est ce que tu dis. Vous êtes tous des personnages ». Gros froid. Les scènes de ménages, j’vous jure…

A la cantine, House s’étonne au près de Wilson de l’importance qu’attachent les gens à ce qu’ils pensent être des insultes en lui piquant la moitié de son déjeuner. Wiwi en déduit que le traiter de « personnage » n’était pas une insulte. Ben non puisqu’il n’a pas dit qu’il cachait sa vraie personnalité, contrairement au patient. En fait, là, House vient de s’excuser de ce qu’il a dit, non ? Wiwi se défend, il n’est pas toujours gentil avec House (et toc). Non, en effet, mais c’est parce que Wiwi sait que ça emmerde son cynique de copain, donc c’est quand même gentil. Et en plus, il s’adapte à ce que les gens veulent qu’il soit (toc et retoc de la part de House).

Mais House n’est pas là que pour manger gratos et s’excuser, il a fouillé dans l’agenda de Wilson et a découvert… rien du tout ! En fait, Wiwi va jouer au racketball avec Taub. Pourquoi le cacher ? Parce qu’il sait que House va l’épier et le harceler et surtout, il ne veut pas retourner le couteau dans la plaie en faisant quelque chose qu’ils faisaient mais ne peuvent plus faire parce qu’il est gentil (mais c’est méchant de le faire remarquer). Tu parles d’une motivation…

Ben voilà, maintenant House est jaloux et vexé et se venge sur Taub ! Il veut le pousser à bout pour prouver que lui et Wiwi lui mentent, par exemple en forçant le gnome à jouer au racketball dans la morgue. Mais vu qu’il est très nul (au point de ne pas se rendre compte qu’il tient une raquette de squash), il avoue.

Bon bon bon, Wiwi n’a pas racketball à la place de Monster Trucks… House envoie donc Taub faire l’agent double dans le bureau de Wilson et celui-ci revient avec ses mails. Un d’entre eux, adressé à un médecin du NY Mercy, est accompagné d’un dossier protégé par un mot de passe. Or, le seul patient qui pourrait intéresser House (d’où le mot de passe), c’est Wilson lui-même. Mais s’il était malade, pourquoi s’amuserait-il a faire trois heures de route alors qu’il a plein de spécialistes à portée de main. Ca ne tient pas...

House semble à peu près sûr de son coup, son ami n’a pas de cancer. Cependant, il paraît inquiet. Après avoir découvert que le médecin à qui le mail était destiné est spécialisé dans la gestion des dépressions, Taub demande s’il a des raisons de penser que Wilson puisse être déprimé. Mal lui en a pris, House se retourne, lui répond sèchement que non et lui ordonne de sortir. Taub fait la gueule en sortant, genre tu-m’emmerde-pour-avoir-les-infos-et-quand-tu-les-as-tu-m’envoie-bouler-?-pauv’-con.

 

Mais House n’aime pas que l’on voit qu’il s’inquiète et, de toute façon, quoi qu’il se passe, ça ne regarde pas Taub. House non plus me direz-vous. Pourtant, ce n’est pas ça qui va l’empêcher de trouver ce qui ne va pas. Ca me fait penser à ce qu’il avait dit à Lucas dans le S5E05 : «Wilson veut sauver le monde entier, mais c’est lui qu’il faut sauver ». Et s’il pensait justement qu’il a des raisons d’être déprimé ?

House harponne Wilson à son retour de balade (sans manteau) et lui lâche le nom du docteur du Mercy. Jimmy essaie de se défiler à la cantine. House insiste sur le manteau : il a choisi d’avoir froid, pourquoi ? Parce qu’il ne s’aime pas ? Wilson s’énerve, il est très agressif, il aimerait « qu’au moins une molécule de sa vie reste inconnue de Gregory House ! ». Ouch, il lui aurait cogné la jambe, ça ne lui aurait pas fait aussi mal… House reste planté là, bouche bée (bon d’accord, à peine entrouverte), l’air sombre.

 

Quand il remonte dans son bureau, il pensait certainement pouvoir broyer du noir tranquille, mais c’est raté : son patient l’attend. Les larbins lui ont expliqué qu’il pourrait être opéré du cerveau pour retrouver son ancienne personnalité, mais qu’il avait de très grandes chances d’y rester. Moralité, il vaut mieux pour lui rester comme il est maintenant. House est du même avis, jusqu’à ce que le patient lui explique qu’il a toujours fait des efforts pour tenir sa langue afin de rendre ses proches heureux et qu’il voudrait que sa vie redevienne comme avant, « sinon, ce n’est pas une vie ».

« Soit je vais mieux, soit je meurs ? Ca me va », lâche-t-il à House. Cette phrase le touche certainement parce qu’elle fait écho à son « plutôt une vie courte mais normale qu’une vie longue et dans la douleur » du S3E14. La requête de son patient doit l’atteindre très profond, il est attentif et reste debout.

 

House fait une apparition fantomatique derrière la porte du casier de Chase. Il vient lui demander de demander à son chef d’opérer le patient, quitte à le tuer. Chase s’interroge : pourquoi continue-t-il a s’intéresser au cas malgré que le puzzle soit fini, que le patient est vivant et qu’il y a peu de chance de survie à l’opération. Je soupçonne Chase se déjà connaître la réponse, il veut juste forcer House à parler. Je l’aime de plus en plus ce garçon !

 

« Mon patient a un problème de qualité de vie ». Ce n’est pas une raison pour Chase, House va devoir parler : « Quand il va partir, il va perdre sa famille, il va éloigner les gens avec qui il travaille. Et s’il arrive à se trouver un ami qui accepte sa personnalité, il aura de la chance… jusqu’à ce qu’il le fasse partir aussi ». Pendant sa tirade, il est incapable de fixer son regard sur Chase et remue (surtout au début). Evidemment (c’est tellement évident que je me demande pourquoi je l’écris), il parle de lui et Wilson.

Chase accepte. House fait signe de le remercier (ou oui de la tête) et ses lèvres miment un « thanks ». S'il trimbale le même air hébété depuis la cafétéria, maintenant il ressemble carrément à un mort vivant dans le miroir. Chase a l’air perturbé de le voir comme ça. Peut-être qu’il se demande ce qu’il a bien pu faire pour penser que Wiwi allait le quitter ?

 

Wilson vient (avec son manteau) assister à l’opération avec House. Il regrette d’avoir peut-être été excessif. « Tu ne t’emportes que sur un seul sujet : perdre des gens ». House a compris ce que son ami trafiquait avec Mercy : il a retrouvé Daniel, son frère schizophrène perdu de vue depuis 13 ans (et, pour le spectateur, depuis le S1E10).

« Pourquoi n’as-tu pas voulu m’en parler ? ». A ton avis Greg ? Tu crois vraiment que tu donnes envie au gens qui te côtoient tous les jours de te confier leurs doutes et leurs craintes ? Wiwi lui explique qu’ils n’ont pas le contrat social (pour en savoir plus  ) « standard », qu’il ne s’attend pas à ce que House lui mente pour qu’il se sente mieux. Il a peur de se retrouver face à son frère et il sait très bien que House ne lui dira pas « ne t’en fais pas, tout ira bien ». Et là, celui-ci a une des réactions les plus spontanées et les plus touchantes qu’il ait jamais eu : « Parce que ça peut vraiment aller mal ». Il a l’air d’un petit garçon qui vient d’avouer qu’il avait peur d’aller à l’école parce qu’un grand le tabasse ! Il semble tellement désemparé en disant ça… N’empêche, cette réaction fait tristement rire Wilson qui lui propose de l’accompagner au cas où ça tournerait mal.

 

Dans la salle d’attente du Mercy, Wilson est tout contracté dans son fauteuil. Heureusement que House est là pour lui faire le café et la conversation ! Oui, parce que le Greg, il a toujours un beau stock de questions en réserve… On apprend donc que c’est lui qui a averti Wiwi qu’une place était libre au PPTH et qu’il a accepté de venir à Princeton parce que c’était là qu’il avait vu son frère la dernière fois.

House en profite pour sortir une jolie théorie : si Jimmy est sorti sans manteau, c’est pour se punir, pour savoir comment ça fait de vivre dehors en hiver dans le New Jersey. Il se sent coupable, mais de quoi ? Ben d’avoir osé arrêter de répondre à son frère qui ne pouvait pas vivre sans lui téléphoner toutes les cinq minutes parce qu’il devait étudier. Ensuite, Daniel a disparu sans ses médocs. En résumé, le jour où Wilson a voulu vivre une vie égoïste normale juste un petit moment, tout l’univers s’est écroulé, d’où son comportement et sa tendance à toujours vouloir plaire.

Curieusement, House ne profite pas de l’occasion pour lui rappeler qu’un an plus tôt, il n’a pas répondu à un autre coup de file d’un détraqué et qu’Amber en est morte. Soit il n’a pas osé, soit il n’y a pas pensé, mais ça m’étonne… Ca m’étonne aussi qu’il ne lui pose pas de questions sur l’implication de sa mère ou de son autre frère (oui, il y a trois frères Wilson). Peut-être qu’il n’en a pas eu le temps vu qu’il a eu une épiphanie en rapport avec les réactions exagérées.

Il téléphone donc à ses larbins (qui essaient de le joindre depuis qu’il a quitté l’hôpital). Au même moment, on vient chercher Wilson : le grand moment est arrivé ! Il attend un geste de House, mais rien, il n’a d’yeux que pour son portable. On pourrait croire qu’il n’a pas envie d’être trop affectueux avec Wiwi, mais je ne crois pas. En effet, quand il raccroche, il cherche son ami du regard et a l’air étonné qu’il ne soit plus là. Il baisse la tête quand il réalise qu’on l’a fait entrer. Est-ce qu’il s’en veut ? Peut-être, peut-être pas. J’ai surtout l’impression qu’il ne peut pas se permettre de laisser le patient pour « être gentil », il risquerait de faire une boulette, comme dans l’épisode précédent.

 

De retour au PPTH, le patient sauvé, House rentre chez lui et Wilson l’attend à l’angle du couloir. House fait alors un truc pas courant : il demande s’il va bien ! Heu, oui et il aimerait qu’il rencontre son frère… House accepte, mais ne peut pas s’empêcher d’ajouter qu’ « il a l’air intéressant ». Ben oui, il allait quand même pas laisser Jimmy croire que c’est pour lui faire plaisir non plus !

Wiwi est déçu de ses retrouvailles, il s’attendait à ce que ça se passe bien ou mal, mais pas à avoir l’impression d’être comme des étrangers avec son propre frère. Réaction étonnement positive (à sa manière) de House : « C’est mieux qu’horrible ». S’en suit une déclaration bromantique (de « bromance », relation, même amicale, entre deux hommes) que je vous laisse en entier :

- H : Ca t’embête qu’on n’ait pas de contrat social ?

- W : Toute ma vie n’est qu’un compromis. Je prends des précautions avec tout le monde comme s’ils étaient en porcelaine (roulement d’yeux de House). Je passe mon temps à analyser : « Quelle sera la conséquence si je dis ça ? ». Puis, il y a toi. Tu es un vrai junky. Si je t’offrais un mensonge confortable, tu me frapperais la tête avec. Ne changeons pas ça.

- H : Ok (air gêné).

- W : Tu vois, si on avait un contrat social, tu m’aurais dit ça, mais rien que parce que ça me fait me sentir mieux.

Wilson lève son sourcil « réflexion intense ». House en profite pour casser son espoir :

- H : C’était plutôt drôle de te voir te torturer

- W : Tu penses que ça va marcher avec mon frère ?

- H, après un soupir : Non. Mais quand ça ira mal, ce ne sera pas de ta faute.

- W : Merci House !

- H : Tu aimes vraiment les Monster Trucks ?

- W : Bien sûr (sourire de House).

Je l’aime quand il est comme ça ! Il fait le gentil (sincèrement) mine de rien, mais est super gêné et se sent obligé de nier qu’il fait ça par gentillesse quand il sent qu’on va le démasquer… Et il a besoin de se rassurer pour les Monster Trucks...

Ben sinon, des nouvelles de Cuddy peut-être ? Une seule scène au début, mais très jolie ! House a bippé Cuddy pour qu’elle vienne en salle d’IRM. Il n’est pas là, mais le patient qui ne peut pas tenir sa langue si ! Après avoir balancé à 13 qu’elle était attirante (ça, c’est la version polie), il l’abandonne pour se concentrer sur Cuddy ! En la voyant entrer, il lâche un « je la prendrais bien avec du caramel et une cerise sur le dessus » qui restera dans les anales.

Evidemment, House était là, planqué dans la salle de contrôle. Quand il se découvre, elle s’en va, il la suit en courant (enfin, ce qui s’apparente à une course pour lui). En fait, il a fait exprès de l’appeler en sachant très bien que le patient la préfèrerait à une jeune beauté comme 13. C’était un compliment ! A la sauce House, mais un compliment quand même, vraiment adorable dans le fond. En montant dans l’ascenseur, elle lui jette un « Ne soyez pas ridicule, House ». Il s’en va, l’air de dire « tant pis, j’ai tenté le coup, ça n’a pas marché cette fois-ci… », mais ça a marché ! Cuddy profite qu’il s’éloigne pour sourire, le genre de sourire qui semble dire « mais qu’il est chou ce crétin ! ». Le Huddy parait avoir trouvé sa vitesse de croisière…

Pas beaucoup de futilités cette semaine :

  • Taub découvre qu’il a un grand nez : il n’est jamais trop tard…
  • La position de House, à la morgue, quand il regarde Taub taper dans la balle : yum-yum.

 

  • House qui pose son menton sur le plexi de la cantine : mimi.

 

  • House qui se balade avec son assiette vide et une fourchette dans sa poche pour piquer la moitié du déjeuner de Wilson : astucieux et tordant.

Résmé complet sur le site de la FOX 

Pour les captures.

 

Commentaires (1)

1. Nemie (site web) 09/04/2009

A mes yeux, House considère Wilson comme un "frère" et ne sait pas comment le prendre, malgré les années. Il semble faire un effort d'humanité et les gens le sentent enfin (faut pas être pressé). Même Cuddy a l'air d'enclencher après quatre saisons, mieux vaut tard que jamais, hein ;) !

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