Leo Hopkins : son bon coeur l'a perdu 1 (All or Nothing at All)

« ... classe et prenant... incroyablement captivant... » The Sunday Times 

« Laurie joue le héros avec un juste mélange de charme et de fourberie... attachant... » The Times 

« Belles performances en général, spécialement de Laurie » The Daily Telegraph 

Ces trois phrases, on les trouve sur la jaquette du DVD de All or Nothing at All. Elles pourraient presque suffire pour décrire ce téléfilm si je ne l'aimais pas autant. Et c'est bien là le problème : j'aime ce téléfilm ! Et quand j'aime, faut m'assommer pour me faire taire... Vous allez donc subir mon enthousiasme débordant pour ce téléfilm qui est pour moi (et ça n'engage que moi) ce que Hugh a fait de plus fort avant House. Tellement débordant que j'ai dû diviser l'article en cinq pour pouvoir le publier... 

All or Nothing at All est surtout connu pour la scène du tai-chi sur le toit. Evidemment, voir Hugh faire sa chorégraphie en caleçon avec les immeubles de la City de nuit comme décors, c'est plutôt attractif... surtout, pour les filles... et je ne fais pas exception ! Mais ce serait dommage de limiter ce téléfilm à quelques scènes (parce que il y en a plusieurs) où on se rince l'œil : il vaut tellement plus que ça ! 

All or Nothing at All est un téléfilm en trois épisodes de 50 minutes (une mini-série comme on dit en Angleterre) diffusés à partir du 3 décembre 1993 sur ITV (UK). Il a été réalisé par Andrew Grieve (réalisateur anglais spécialisé dans les séries télé, comme les Hercule Poirot et Kingdom entre autres). C'est le premier premier rôle dramatique pour Hugh. Quelques mois avant, il avait déjà tâté de la tragi-comédie avec Peter's Friends et, quelques mois plus tard, il a continué dans le drame avec A Pin for the Butterfly. 

Quand les journalistes s'étonnaient de voir le clown Laurie dans un rôle plus que sérieux, le réalisateur répondait simplement qu'il recherchai l'homme le plus gentil d'Angleterre pour jouer Leo. De son côté, Hugh pense qu'il a dû demander à vingt-cinq autres acteurs qui ont refusé avant de tomber sur lui. 

Visiblement, ce qui a le plus surpris à l'époque, à part que Hugh est aussi bon dans le drame que dans la comédie, c'est qu'il était capable d'être séducteur et sexy  ! J'adore les réflexions d'un journaliste de Times Out : « C'est dur à croire [en voyant] ces innocents yeux bleus de bébé, mais Hugh Laurie est un joueur » et surtout : "surprisingly sexy″. Ca, c'est quelque chose qui turlupine les Anglais : le clown géant au visage élastique capable de faire sortir ses yeux de leur orbites peut être sexy ?!?!?? Faut dire qu'en 93, quand Hugh passait à la télé, ça ressemblait plutôt à ça (photos 1 et 2) qu'à ça (photo 3). Même aujourd'hui, ils ont encore du mal à le croire ! Et pourtant... 

1Image hébergée par servimg.com 2Image hébergée par servimg.com 3Image hébergée par servimg.com

Je vais dire un truc que j'ai horreur de dire parce que je trouve ça réducteur et vous ne le relirez pas de si tôt par ici, mais nom de Zeus, qu'est-ce qu'il est beau dans ce truc ! Y a pas une seule minute sur les cent cinquante où on peut dire : « ha, là il est pas terrible ». Ca fait partie du rôle évidemment : il est obligé d'être séduisant/séducteur pour embobiner tout le monde. Faut le voir tout droit dans ses costumes croisés (souvent à rayures, ce qui l'allonge encore plus), super bien coiffé (preuve qu'il est possible de domestiquer ses cheveux sans les noyer sous trois litres de gel), l'air sérieux. Et puis, il use (sans abuser) de ses beaux yeux de poupée et de son sourire (sans les dents, pas encore rabotées à l'époque, mais avec les fossettes). Et quand il tombe le costume, y en a qui ont dû être surpris de ce qu'ils ont vu ! En plus, il utilise sa vraie voix (avec son vrai accent). Enfin bon, je m'égare... Parlons du téléfilm en lui-même ! 

Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, je vais d'abord présenter les différents personnages. L'histoire est tellement complexe, que ce serait dangereux pour votre compréhension de commencer un résumé sans que vous sachiez qui est qui... 

Leo Hopkins : Le héros (Hugh) de l'histoire. Il a 39 ans (alors que Hugh n'en avait que 34 à l'époque, peut-être même 33 au moment du tournage), est marié et a trois enfants (un grand de 12/13 ans et des jumeaux fille/garçon d'environ 8 ans). Il est conseiller financier dans une boîte de la City et est très doué pour ça. Il a tout pour être heureux (amour, argent, réussite), mais ce qu'il souhaite le plus c'est faire le bonheur des autres.

Jane Hopkins : L'épouse de Leo. Jeune femme blonde, élégante et distinguée qui pourrait facilement passer pour une pimbêche. C'est elle qui a souhaité le train de vie très bourgeois de sa famille : elle profite bien de l'argent de son mari.

Giles Lederman : Le patron de Leo. Il traite ses employés comme ses enfants (il utilise de nombreuses métaphores qui les associent à des bébés). Mais derrière cette apparente jovialité, il est en fait un requin soupçonneux prêt à mordre s'il n'a pas ce qu'il veut.

Marion : La secrétaire de Leo. Ils se taquinent beaucoup, il lui arrive même d'être désagréable avec elle.  Ce qui ne l'empêche pas d'être sa plus fidèle alliée car elle est en fait secrètement amoureuse de Leo depuis toujours.

Duncan : Un ami de Leo. Gros tas prétentieux, égoïste et hypocrite qui trompe sa femme, dit du mal de ses amis dans leur dos et leur lèche les bottes quand ils sont de face. Même en cherchant bien je ne trouve rien de positif à dire sur lui.

Rebecca : La femme de Duncan. Exactement la même que son mari. Elle sait très bien qu'il la trompe, mais reste avec lui quand même parce qu'il lui file tout l'argent qu'elle veut. Visiblement, elle a des vues sur Leo : elle le regarde comme s'il était le premier prix d'une tombola et qu'elle n'avait pas assez de monnaie pour s'acheter un ticket. Et quand elle l'embrasse pour lui dire bonjour, c'est limite si elle lui bouffe pas les lèvres... Elle a même réussi à lui ventouser - avec la bouche - les doigts qu'il avait posé sur son épaule pour la réconforter !

Francis : Le beau-frère de Leo (ils ont apparemment épousé des sœurs). Ils se connaissent depuis l'enfance, à l'époque Francis arnaquait Leo. Aujourd'hui, il joue la carte du « c'est la famille ! » pour obtenir ce qu'il veut.

Diane : L'employée de l'agence de prêt pour les paris (je ne sais pas si ça a un nom) qui traite avec Leo par téléphone. La première fois qu'elle l'a eu au téléphone, elle est tombé sous le charme (« J'adore entendre des voix sexy ») et ne sait pas du tout comment le gérer (Leo, pas le téléphone).

Mrs Timpson : Une vieille dame aveugle présentée à Leo par Duncan. Malgré son handicap, elle s'occupe des déshérités et des éclopés en tout genre.

Le père de Leo : Ancien pasteur, il vit mal d'être en fauteuil roulant et n'est pas en très bon termes avec son fils.

Bon, l'histoire maintenant. Mais attention, comme le DVD est en VO sans aucun sous-titre et que l'intrigue est plutôt complexe, il est possible (je pense pas que ce soit le cas, mais on sait jamais) que je sois passée à côté de certains détails. Donc, pour ceux qui ont vu le téléfilm, si vous pensez que j'ai mal compris quelque chose, n'hésitez pas à me le dire... 

Ca commence par un flash-back. Pendant sa prêche, le père de Leo brûle un billet devant son fils de 12 ans (environ) en disant : « Money. This is a story about money ». On voit ensuite Jane débarquer complètement paniquée au pensionnat de son grand fils, Michael. Elle vient lui annoncer qu'elle pense que son père (Leo donc) s'est suicidé. Ca commence en fait par la fin de l'histoire, comme dans Lawrence d'Arabie. Le ton est donné... Générique ! 

Gros plan sur Leo. 

Il est décontracté. Il a organisé une garden-party dans sa maison de campagne. Il va de convive en convive. Au passage, il balance des vannes à Duncan qui dragouille Jane, murmure des grivoiseries à sa femme et remplit les verres vides. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes... 

Pendant la fête, Francis - à moitié bourré - vient demander à Leo de placer 50 000₤ (ses économies). Comme il n'est pas très chaud, Francis lui fait du chantage affectif. Evidemment, il craque et accepte de prendre le chèque : il verra bien se qu'il pourra en faire. C'est là que commencent les ennuis pour Leo. 

Plus tard, dans son bureau, il se demande ce qu'il va bien pouvoir faire avec ce chèque. Il estime que son but dans la vie est de rendre les gens heureux, de leur donner du bon temps : il doit donc faire quelque chose pour satisfaire son beau-frère. Il envisage deux possibilités : 1° faire croire à Francis qu'il a placé l'argent dans une banque exotique et lui donner de faux intérêts directement de sa poche ou 2° risquer de s'endetter (il a de l'argent, mais dépense tout en cadeau et en fête pour ceux qu'il aime). Il choisit finalement les deux solutions et part jouer l'argent de Francis au tiercé. Argent, qu'il perd évidemment, mais il ne se tracasse pas trop : il le remboursera... 

Plus tard, lors d'une partie de cricket, Duncan - qui a appris ce que Francis avait demandé à Leo -  vient mendier aussi. Leo accepte sans rechigner. Tout de suite après, sa belle-sœur vient le trouver au buffet. Elle lui annonce que Francis s'est trompé en faisant le chèque. Ce n'est pas 50 000₤ qu'ils avaient économisés, mais seulement 20 000 ! Le reste vient de la deuxième hypothèque sur leur maison et, à cause de l'erreur de son mari, ils n'arrivent plus à payer leurs dettes. Leo, déstabilisé, lui répond qu'elle n'a pas à s'inquiéter, il va trouver une solution et tout arranger. « Heureusement que c'est toi et pas une de ces horribles banques sans visage » lui dit-elle en chuinant, la joue collée sur sa poitrine (endroit aussi confortable que réconfortant j'imagine, photo 4). « Heureusement » n'était peut-être pas le bon mot... 

4Image hébergée par servimg.com La tête de la belle-soeur, c'est le petit machin blond en bas de l'image.

Pour arranger les ennuis de son beau-frère, Leo ne trouve rien de plus intelligent que d'ouvrir un compte spécial pour miser aux courses par l'intermédiaire d'une certaine Diane. Coup de bol, il gagne et peut payer de gros intérêts à Francis. « You happy Francis, you make me happy » lui dit-il avec une voix de clown en lui pinçant la joue : tout le monde a eu ce qu'il voulait ! Francis s'étonne que le compte débiteur du chèque soit celui de Leo, mais il le rassure : ça se fait souvent... 

C'est au moment où Leo remet son chèque à Francis que Duncan lui présente Mrs Timpson. Duncan explique que c'est une sainte qui s'occupe des malheureux en perdition. Evidemment, ce « loisir » altruiste ne manque pas déguiser l'intérêt de Leo pour la vieille dame et d'allumer des étincelles dans ses beaux yeux par la même occasion (photo 5). 

5Image hébergée par servimg.com

A son bureau, Leo reçoit un vicomte français (ce qui permet à Hugh de lâcher quelques phrases en français, aarrrrgghhhhh) et son conseiller-traducteur-homme-de-main, Simon Chalker, envoyés par Francis. Leo commence par refuser à demi-mot, mais Chalker lui fait le coup du «Monsieur serait très déçu », alors, il accepte. C'est à partir de ce moment que tout va commencer à se casser la gueule. Jusque-là, Leo contrôlait, ça restait dans un cadre « familial » avec des sommes relativement (tout est relatif) peu importantes: il va commencer à perdre pied. 

Mais avant, il va quand même gagner 500 000₤ au tiercé. C'est bien, mais ça inquiète Diane (qui voit tous les mouvements sur le compte de Leo) car il mise des sommes énormes sur des cheveux qui n'ont pratiquement aucune chance. Evidemment, s'il gagne, ça rapporte très gros, mais il a surtout un maximum de chance de perdre !

Pendant ce temps-là, le patron de Leo s'inquiète de voir des gens qui ne sont pas des clients passer lui rendre visite sur son lieu de travail. Il convoque donc Leo dans son bureau. Celui-ci lui explique qu'il s'amuse à faire des placements pour des connaissances, c'est une sorte de hobby. Il invente un gros bobard : il envoie des fonds faire un tour en Uruguay et ils reviennent après avoir fait des petits. Puis il continue sur sa lancée en manipulant le patron. Il lui propose mine de rien de s'associer au « Fonds Hopkins » tout en lui laissant croire que l'idée vient de lui. Le patron, flatté, accepte mais exige des intérêts encore plus élevés que ceux que Leo prétend avoir obtenue jusque-là. De plus, il le mettra en contact avec des amis... Mais attention, si Leo traite avec une autre boîte où s'il essaie de l'arnaquer, son patron lui enverra ses avocats. 

Comme il n'en est plus à une connerie près, lors d'une visite familiale chez ses parents, Leo explique à son père (qui râle sur l'état de son jardin) que s'il a besoin d'argent, il peut l'aider. Pour amadouer son papa avec qui il est en froid, il lui fait le coup des pauv' yeux suppliant (photos 6) et ajoute qu'il a l'air d'aller bien. Normalement, c'est infaillible et on s'attend à un « oui », mais non ! A la place, on a un « Ne me mens pas Leo, ça te va trop bien ». Apparemment, le pasteur connaît bien son fils...  

6Image hébergée par servimg.com 

Il faut dire que Leo tient sa vison de l'argent un peu particulière de son cher papa. Grâce à des flash-back, on sait que quand il était petit, le père de Leo lui a donné de l'argent pour s'acheter une montre. Mais Leo n'a pas utilisé cet argent. Il l'a mis dans l'assiette pour la quête après la messe car il avait entendu son père se faire remonter les bretelles à cause de sa manie de brûler des billets pendant ses sermons devant ses ouailles (presque tous des paysans pauvres). Il leur expliquait que pour que Dieu puisse pardonner les péchés, il faut bien pécher ! Déjà à l'époque, Leo avait essayé d'arranger les histoires de son père grâce à l'argent. Il a aussi surpris son père en train de faire des choses pas très chrétiennes avec une paroissienne. Le pasteur avait alors essayé d'acheter son silence, mais l'enfant avait brûlé tous les billets. 

Après ça, faut pas s'étonner que le gamin est été perturbé ! A la fin du troisième épisode, Leo explique d'ailleurs devant son père : « Si vous voulez que les gens vous aiment, donnez leur ce qu'ils veulent. Ce qu'ils veulent, c'est de l'argent. Si vous avez assez d'argent, tout le monde vous aime. Tout ce que vous avez à faire, c'est garder votre cœur incorruptible, vous prouver tout le temps que c'est vous qui utilisez l'argent, pas l'inverse »... 

Même quand il accompagne son grand fils dans sa nouvelle école, Leo ne peut pas s'empêcher de proposer son aide financière au directeur pour réparer le chauffage, ce qui met la honte à Michael. Leo lui offre alors sa montre et propose de lui raconter une histoire sur l'argent. Au même âge, il avait parié une montre avec l'oncle Francis. Comme Leo avait mis tout l'argent de la montre dans la quête, il n'en avait pas acheté. Mais son père s'est inquiété de na pas voir de montre, Leo a donc parié que s'il disait un certain laid mot au professeur, Francis lui donnerait sa montre. Malheureusement, Leo n'avait pas dit le bon laid mot et Francis ne lui a pas donné sa montre. A la place, il lui a donné de l'argent. Leo s'en est sortie avec les fesses en sang et son père a été prévenu que « quelqu'un » avait déchargé Francis de son argent de poche. Le pasteur avait dit à son fils que s'il avait envie de parler, n'importe quand, il pouvait venir le voir. Manque de bol le « n'importe quand » est tombé au moment où il jouait à touche-pipi avec sa paroissienne... 

Du côté des affaires, ça commence à ce gâter... Leo perd au tiercé et son patron, vient lui annoncer que le Vicomte a fait une crise cardiaque ! Le français n'est pas mort, mais il voudrait bien profiter de son argent avant de l'être. Il envoie donc son conseiller-traducteur-homme-de-main récupérer ses sous. Il explique qu'il veut non seulement l'argent placé, mais aussi les intérêts « à moins que vous ayez déjà tout dépensé » dit-il à Leo qui lui répond : « presque tout ». Il répond ça sous forme de boutade (pour la tête de la boutade, photo 7), mais c'est vrai : il a parié tout l'argent. Pour essayer de renflouer les caisses, il téléphone à Diane et lui demande un nouveau crédit de 200 000₤ qu'il parie sur le champs (de course, lol) et... perd entièrement ! 

7Image hébergée par servimg.com 

Chalker continue d'insister par téléphone. Il finit par menacer Leo de le poursuivre en justice lui et sa boîte, s'il ne récupère pas la mise et les intérêts avant minuit. Très nerveux, Leo monte sur le toit et se lance, presque nu, dans une séance de tai-chi très musclée. 

Finalement, Leo rentre chez lui très tard et dit à Jane qu'il doit lui parler. C'est toujours rassurant quand une conversation commence comme ça... Il lui explique qu'il s'échine pour tout le monde, mais qu'il a peur de ne pas en faire assez pour son propre fils. Il aimerait pouvoir assurer à Michael de ne jamais manquer de rien, quel que soit son choix de carrière (compositeur, pourquoi pas ?). Et tout ce qu'il fera pour le grand, il devra le faire pour les jumeaux aussi. Il apprend alors à Jane que la maison de campagne a été achetée à son nom et il aimerait qu'elle la vende pour financer le « Fonds Hopkins ». Elle accepte car elle a confiance en son mari (qui lui fait ses yeux du « steplè, si tu m'aimes, fais-le », photo 8) et, même si elle est très inquiète, lui roule une pelle pour sceller le contrat. « Est-ce que je t'es déjà dit pourquoi je t'avais épousé ? » lui demande-t-elle alors qu'il part annoncer à Chalker que le Vicomte est maintenant propriétaire d'une maison de campagne et des deux poneys qui vont avec, « parce que je savais que la vie avec toi ne serait jamais ennuyeuse ». Après son patron, Leo vient d'entuber sa propre femme...  

8Image hébergée par servimg.com 

Fin du premier épisode. Oui, seulement le premier, y en a encore deux derrière ! J'avais prévenu : plus j'aime, plus je blablate, surtout si il y a de la matière...

Le deuxième épisode s'ouvre sur Leo lisant un extrait de la Bible dans l'ancienne paroisse de son père devant Mrs Timpson et ses protégés : Jésus chassant les marchands du temple... 

Mrs Timpson justement, vient d'apprendre qu'elle et ses éclopés vont être expulsés si elle ne paie pas ce qu'elle doit à son propriétaire. Elle vient donc demander à Leo de placer son argent. Celui-ci refuse. Son argument est que les gens pour qui il travaille ont tous un dénominateur commun : ils sont avares, ils ont déjà assez mais veulent encore plus. La vieille dame lui répond qu'elle aussi est avare, mais pour les autres, pas pour elle. Il accepte finalement de prendre son sac plein de billets. 

Lors d'un dîner chiant comme la mort chez son patron où Leo passe son temps à fricoter avec sa femme (vu ce qu'il lui a fait avant de partir, photo 9, ils seraient bien restés dans leur pieu...), le patron demande à lui parler en privé. Jamais bon signe ça non plus... Il lui apprend que son chèque - tout comme ceux de la moitié de ses amis - a été refusé par la banque. Malgré l'air désolé et plein d'incompréhension que feint Leo (photo 10), le patron l'informe fermement qu'il veut récupérer son argent rapidement et en liquide. 

 9Image hébergée par servimg.com 10Image hébergée par servimg.com 

A partir de maintenant, l'ambiance au bureau va devenir exécrable et pas seulement à cause du patron. En effet, Leo est de plus en plus préoccupé par la situation dans laquelle il s'est mis et il se montre très désagréable avec Marion. Pour se faire pardonner, il vient se mettre à genoux devant le bureau de sa secrétaire et se dévoile un peu : « Tu crois que tout va très bien dans ta vie et elle vient frapper sur ton épaule et dit : "non, ça va pas" ». Même si Marion est probablement la seule personne à qui il pourrait se confier, il n'en profite pas. Il ne veut pas l'impliquer et risquer de l'entraîner avec lui. 

Comme Duncan voulait le voir et que Marion lui a libéré quelques heures de son après-midi (il était trop ronchon), Leo se rend chez son ami. Il trouve celui-ci en pleine séance de Kama-Sutra sur moquette avec sa secrétaire. Choqué (il revoie les images de son père avec la paroissienne), Leo s'en va au champs de course où il tombe sur... Madame Duncan ! Comme Rebecca  se demande ce qu'il peut bien fabriquer là aux heures de bureau, il raconte qu'il accompagne un client français qui tenait à voir une course. Pour une fois, sa manipulation n'aura pas de conséquence grave. Ou presque pas... 

Et les reproches vont commencer à tomber de partout ! D'abord le patron qui l'engueule parce qu'il a raté une réunion et en profite pour lui rappeler qu'il attend toujours son argent. Ensuite, Rebecca - qui s'est réfugié chez lui après avoir surpris son mari et sa secrétaire en rentrant du champs de course - lui en veut parce qu'il ne l'a pas prévenue quand ils se sont vus. Et enfin, Jane s'inquiète de le voir si pris par ses pensés et a peur qu'il s'éloigne d'elle. 

Au bureau, il est toujours aussi charmant avec Marion ! Comme il l'invite à la fête de ses 40 ans - pour laquelle il n'est pas sensé être au courant - elle lui demande ce qu'il veut comme cadeau. Réponse : « J'aimerais garder mon job, ce serait bien ». Evidemment, il présente sa comme une farce (tête de la farce, photo 11), mais Marion n'est pas dupe... 

11Image hébergée par servimg.com

A la fête, tout va d'abord bien : ça rit, ça discute, ça picole, mais ça ne va pas durer.... Déjà, Jane est inquiète en voyant son mari sourire à Marion, elle pense visiblement avoir trouvé pourquoi elle le sent s'éloigner. Ensuite, Mrs Timpson vient lui rappeler qu'elle a son proprio sur le dos et qu'il devient lourd. Il promet l'argent pour le lendemain. Et, point culminant de la fête avant même l'arrivé du gâteau, Duncan vient faire une scène sur le trottoir. Comme sa femme s'est installée chez Leo, elle refuse qu'il entre pour participer à la fête. Duncan demande alors à Leo de choisir entre Rebecca et lui. Leo préfère ne rien dire et commence à retourner vers sa maison quand Duncan lui lance des menaces concernant l'argent qu'il lui doit. Leo est à deux doigts de péter les plombs en pleine rue (photo 12)... Mais non, il préfère se réfugier dans une pièce sombre à l'étage, comme il le faisait petit. Comme le jour où il a surpris son père rond comme une queue de pelle s'engueulant avec une statue de Jésus (jet de bouteille compris). 

12Image hébergée par servimg.com 

De retour aux affaires, Leo perd une nouvelles fois au tiercé. Vu qu'il a explosé son crédit, Diane sait qu'il ne pourra plus en ouvrir de nouveau. Paniquée à l'idée de l'avoir au téléphone et de devoir lui dire non, son collègue lui explique que Leo est peut-être timbré, mais pas au point d'essayer de se mettre encore plus dans la merde. Ouais, ça reste à voir... 

Ne sachant plus comment renflouer ses caisses, Leo va voir ses parents - qu'il avait épargné jusque là. Malheureusement, sa mère, bien que très contente de pouvoir aider son fils, ne peut lui donner que 100 misérables petites Livres et l'assure en prime que son père est fier de lui - même s'il ne sait pas le montrer. Leo en arrive carrément à faire les fonds de tiroirs (où plutôt, les fonds de chaussures) chez lui. C'est à ce moment-là que Jane le surprend en train d'essayer d'enlever une tache de dissolvant pour les ongles (ou un truc dans le même genre) qu'il vient de se faire volontairement pour cacher la vraie raison de sa présence. Au lieu de la rassurée, ça la conforte dans son idée qu'il la trompe. 

A cours d'idée, Leo n'a plus d'autre solution que de parier l'argent de Mrs Timpson qu'il n'avait pas voulu toucher jusqu'ici. Nerveusement (photo 13), il attend l'arrivée de la course... Il perd ! Il a perdu tout l'argent d'une vieille aveugle qui va se retrouver à la rue avec ses protégés.  

13Image hébergée par servimg.com

Pendant son absence, Duncan est venu foutre le boxon à son bureau et le patron s'est fait une joie de l'inviter à lui raconter ses malheurs. Ainsi, quand Leo rentre, Marion le prévient dans le parking que ça risque de chauffer. 

Dans le bureau du patron, Leo ne se démonte pas. Il reconnaît avoir des problèmes, mais.... Le patron l'interrompt. Il s'en fout. Tout ce qu'il veut savoir, c'est où il était toute l'après-midi. Leo refuse de répondre. Le patron le vire et le prévient que pour l'argent qu'il lui doit, il s'arrangera avec ses avocats. 

Leo pense être tranquille en se réfugiant dans son bureau. Hélas, Mrs Timpson est là et, maintenant, elle est vraiment au bord du gouffre. Ne sachent plus quoi faire pour échapper à ses problèmes, Leo essaie de faire comme s'il n'était pas là et s'en va discrètement. Toutefois, la vieille dame est peut-être aveugle, mais elle n'est pas sourde ! Elle l'attrape par la manche au moment où il passe près d'elle. Elle lui demande d'au moins rendre l'argent qu'elle lui a donné, même s'il n'a pas réussi à le faire fructifier et ajoute : « Vous ne voulez pas avoir le malheur de soixante invalides sur la conscience ? ». S'en est trop pour lui : il s'enfuit. Plus tard, Marion le retrouve sur le rebord du toit de l'immeuble complètement prostré, nu sous une pluie glacée (photo 14). 

14Image hébergée par servimg.com 

Redescendus dans les bureaux, Marion essaie de réchauffer un Leo hagard du mieux qu'elle peut. Elle en arrive même à tenter une déclaration ! Elle lui explique qu'elle aimerait tellement pouvoir arranger tout pour lui. Il lui demande ce qu'elle penserait s'il lui disait que tout est faux chez lui, elle lui répond qu'elle ne le croirait pas et l'embrasse. Leo sort ses mirettes point d'interrogation (photo 15). « Tu ne savais pas » lui glisse-t-elle en lui posant la tête sur ses seins. Leo, complètement paumé, se laisse faire et profite timidement du paysage quand elle lui montre ce sur quoi sa tête était posée quelques secondes plus tôt (photo 16). « Ca va. Tu n'as pas à faire quoique ce soit. Je voulais juste te montrer combien je suis à toi » le rasure-t-elle avant de remettre sa tête là où elle était. Légèrement ragaillardi, Leo se redresse un peu et lui demande de l'aider (photo 17). Elle accepte avant même qu'il lui ait dit qu'il voulait lui emprunter son argent. Marion se rhabille et commence à s'éloigner avant de se retourner : « On vient juste d'avoir une liaison » lui lance-t-elle, « Je sais » répond-il. Elle conclue : « C'était pas si mal, n'est-ce pas ? » et il lui répond avec un petit rire nerveux (photo 18). 

15Image hébergée par servimg.com 16Image hébergée par servimg.com 17Image hébergée par servimg.com 18Image hébergée par servimg.com   

Quand Jane rentre chez elle, le soir, elle trouve son mari en train de raconter une histoire aux jumeaux. Il a l'air d'aller bien (photo 19). Il veut lui parler. Jane pense qu'il veut parler de lui et Marion. Elle est sur la défensive. Il est décontracté. Il lui annonce qu'il a démissionné et va fonder sa propre boîte avec Marion. Le nom qu'il ne fallait pas dire ! Jane commence à insinuer qu'ils couchent ensemble. Il nie. Il est nerveux. Elle lui demande de la regarder quand il parle, s'il ment, elle le saura. Il vient s'agenouiller à ses pieds et lui jure qu'il n'a jamais couché avec qui que ce soit d'autre depuis qu'il la connaît. Même s'il avait voulu, il n'en aurait pas été physiquement capable. Il commence alors à imiter la voix de son popaul (et oui, il a un popaul qui parle !) qui refuse d'agir. Rassurée que son clown de mari remonte à la surface, Jane est contente. Ils s'embrassent avant qu'il décide de fêter ça en allant ranger son ex-bureau en pleine nuit.  

19Image hébergée par servimg.com 

Arrivé là-bas, Leo rencontre les agents de sécurité dans la cage d'escalier. Ils viennent de trouver Mrs Timpson au bas des marches. Ils pensent qu'elle est tombée. Mais Leo, très nerveux, ne les écoute pas. Il les engueule : ont-ils prévenu les secours ? Mais elle était déjà morte quand ils l'ont trouvée ! Choqué (photo 20), Leo se rappelle le jour où il a retrouvé son père pendu dans la sacristie... 

20Image hébergée par servimg.com 

Fin du deuxième épisode. Si vous respirez encore, voici le troisième.  

Lire la 2e partie.

Commentaires (3)

1. Delphine 27/03/2009

A première vue, ça pourrait ressembler à une satire de la société. Intéressant...

2. Delphine 27/03/2009

Il s'est fait avoir, le Leo ^^' !

3. Delphine 27/03/2009

(épisode 2) Il est bien dans la merde, là...

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