Leo Hopkins : son bon coeur l'a perdu 2 (All or Nothing at All)

Retourner à la 1re partie.

Celuici s'ouvre sur un très joli plan de Leo (photo 21) endormi malgré le boucan des enfants et de Rebecca qui courent partout dans la maison.  

21Image hébergée par servimg.com 

C'est son premier jour de boulot en tant que patron de sa propre boîte et il est déjà en retard ! Le fait que Rebecca vienne les rejoindre (lui et Jane) au bord du lit pour leur annoncer qu'elle va rentrer chez son mari essayer de recoller les morceaux et les remercie d'une manière extrêmement guimauve de l'avoir hébergée ne va rien arranger... 

Après avoir reçu (en retard) son premier client, Marion annonce à Leo que Jane a téléphoné : il doit rentrer. Il arrive chez lui paniqué. Jane lui apprend que Michael a eu des ennuis à l'école. Il a fait un pari, mais son ami n'a pas voulu payer. Du coup, il lui a volé tout son argent de poche (plus que ce qu'il lui devait). Leo a une réaction curieuse. Au lieu de blâmer son fils, il reproche à l'école de ne pas apprendre aux garçons à honorer leurs dettes de jeux ! 

Quand Leo va voir Michael à l'école, celui-ci lui explique qu'il voulait seulement être comme lui (cf le pari pour la montre). « Etre comme moi. Pas un voleur ! » lui répond son père avant d'aller essayer d'acheter le directeur pour ne pas qu'il le punisse. 

Le soir, Leo fait une crise de panique en rêvant de l'engueulade entre son père et Jésus puis à sa tentative de suicide. C'est le début de la fin... 

Au bureau, Marion est inquiète, elle sent bien qu'il se passe quelque chose et demande quoi à Leo. Il lui offre un « Il vaut mieux que tu ne saches pas » comme seule explication avant d'aller voir ses deux nouveaux clients. 

Le couple de clients s'avère être un couple de flics (brigade des fraudes) avoyé par l'ex-patron de Leo. Prétendant aller faire un tour aux toilettes avant d'être embarqué, Leo en profite pour parler à Marion. Il lui donne la clé du placard où il range tous les dossiers, mais elle la refuse. Elle refuse toujours, même avec des excuses (certainement sincères) qui lui vont si mal d'après elle. A la place, elle l'aide à s'évader en lui disant que la fenêtre des toilettes est ouverte. 

Marion... sa seule alliée... (photo 22

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Pendant que Leo nous fait un remake de La Firme en courant en costume dans la rue, Jane lui prépare une surprise avec les jumeaux quand on sonne à la porte. C'est Rebecca qui vient lui jeter du fric à la tronche et l'insulte comme une serpillière salle qui lui aurait volé son argent - ou plutôt celui de son mari. Jane ne comprend plus : Rebecca leur souhaitait pourtant d'être récompensés pour leur bon cœur quand ils iront au Paradis quelque jours plus tôt... Quelques secondes plus tard, elle reçoit un coup de fil de Francis. Lui aussi s'inquiète pour son argent et lui sort que si Leo a des problèmes, il doit être prévenu en premier : « family first » ! Jane est complètement paumée. 

A la recherche d'une autre alliée, Leo décide d'aller voir Diane. Il la croise dans le couloir alors qu'elle rentre chez elle. Il reconnaît sa voix. Il monte dans l'ascenseur avec elle et la suit dans le parking. Effrayée au début, il finit par l'amadouer en se faisant passer pour un agent de sécurité de sa boîte qui va manquer son train parce qu'il a oublié ses clés dans sa voiture. Elle l'embarque dans en voiture pour l'emmener à la gare... mais finit par l'emmener manger chinois. Le charme on vous dit (photo 23)... 

23Image hébergée par servimg.com

Au restaurant, Diane met un long moment avant de comprendre à qui elle parle. Quand elle tilte enfin, ne sachant s'il lui veut du mal ou non, elle lui demande ce qui va l'empêcher de se lever et de partir. « Rien. Absolument rien » lui répond-il. Il a choisi de la truander en étant honnête : un comble ! Et il commence à tout lui raconter après qu'elle soit allée téléphoner à son amoureux pour lui dire qu'elle rentrerait en retard. 

D'abord, il explique qu'il doit beaucoup d'argent à beaucoup de gens qu'il range dans deux catégories : ceux pour qui il a de l'affection (sa femmes, Marion, ses parents et Mrs Timpson) et les autres. En tout, il doit la bagatelle de 7,5 millions de Livres (perdues en seulement quatre mois). Il raconte qu'il a été pris dans un cercle vicieux. 

Il se voit comme un acrobate qui fait tourner les assiettes sur des tiges et, tant que le publique sera avec lui, elles ne tomberont pas. Il espère pouvoir encore arranger les choses si Diane accepte de l'aider. Elle comprend qu'il veut qu'elle ouvre un nouveau compte sous un faux nom, mais elle refuse. Avec un air de pitié, elle lui dit qu'il est un arnaqueur. Offusqué, il répond : «Non, je ne le suis PAS », « Oh si... » insiste-t-elle. 

Quand elle lui demande pourquoi il a fait tout ça, il répond que son père disait : « L'argent apporte ce qu'on veut. Mais vous recevez aussi ce que vous n'auriez pas dû avoir ». Il enchaîne ensuite sur un terrain beaucoup plus personnel. 

Il revoit son père pendu dans la sacristie : « il ne m'a jamais pardonné de l'avoir sauvé » et il continue pendant que les larmes commencent à embrumer ses yeux et à rouler sur ses joues (photo 24 et 25). Il a vu les erreurs de son père et il pensait avoir réussi à ne pas faire les mêmes : les fils devrait toujours faire mieux que leur père, c'est l'Evolution. Mais non, il a fait pareil. 

24Image hébergée par servimg.com 25 Image hébergée par servimg.com 

Attendrie ou prise de pitié (difficile à dire), Diane lui annonce qu'elle a menti. Elle n'a pas téléphoné à son copain, mais à la police. Il n'a plus que quelques minutes pour partir avant qu'elle arrive. Leo part donc tranquillement dans la nuit en faisant un remake d'Eyes Wide Shut (6 ans avant, c'est vachement trop fort, photo 26). 

26Image hébergée par servimg.com 

Pendant ce temps, Jane a filé effrayer son fils au pensionnat. On comprend enfin la scène d'ouverture du premier épisode où on la voyait annoncer à Michael que son père s'était peut-être suicidé. Jane se ressaisit et lui explique qu'il a simplement disparu, qu'il a des ennuies avec ses affaires et que la police le cherche. La suite est plutôt surprenante ! On pourrait croire que Michael se mettrait à pleurer ou, au minimum, montrerait un peu d'inquiétude pour son père qu'il admire tant. Et non. A la place, il demande à sa mère si c'est un escroc et le traite de « bloody bastard » en balançant la fameuse montre par terre où elle explose. La relation entre Leo et son fils s'annonce aussi compliquée que celle qu'il entretient avec son propre père.... 

De son côté, le père de Leo reçoit la visite du couple de flics. Il se montre en père indigné, en colère, dégoûté à l'idée que son propre fils ait pu l'escroquer. Au moment où il annonce qu'il considère qu'il n'a plus de fils et que, s'il le voit, il le dénoncera, Leo ouvre la porte. Son père l'avait planqué ! En fait, il l'aime... Leo se rend à la police après avoir fait un câlin à son père en expliquant que c'est « addictif » d'aimer des gens comme ça et sort la tirade sur le fait que si on veut être aimé, il faut donner ce qu'ils veulent aux gens (cf plus haut). 

Après l'arrestation, Marion va trouver Jane chez elle. Elle lui annonce que Leo est en prison. Et là, nouvelle surprise ! On pourrait croire que Jane fondrait en larmes ou s'inquièterait pour son mari. Et non, c'est bien la mère de son fils ! Ce qui la chamboule, c'est qu'il ait préféré appeler Marion plutôt qu'elle... Marion est choquée par sa réaction : « Il avait peur de vous demander de venir le voir ! ». 

Quand Jane arrive dans la cellule de Leo, il lui explique que tout ce qu'il voulait c'était la rendre heureuse. Il lui raconte que quand il se réveille, il la regarde dormir et prie Dieu de mourir le premier pour ne pas avoir à supporter l'agonie de vivre sans elle et lui promet qu'il l'aime. Ils pleurent tous les deux. Mais, ce n'est pas la superbe déclaration d'amour que vient de lui faire son mari qui la touche. Ce son des larmes de colère ! Tout le monde croit qu'elle est sa complice. Elle est devenue « la femme de l'escroc ». Elle va maintenant devoir jouer un rôle pour laver son nom ! Elle lui propose une dernière chose : « Con me or divorce me » (""Manipule-moi ou divorce", ça sonne très mal en français). Mais Leo garde les yeux baissés, il ne veut apparemment plus l'arnaquer. Elle part. Il reste seul dans sa cellule. 

Avant de rendre sa sentence, le juge explique qu'il n'a jamais vu un cas aussi rempli d'aspects affectifs. Il explique à Leo que le charme est l'un de ses grands talents et que ses victimes se sentaient honorées de lui confier leur argent. Pourtant, il n'a réussi qu'à apporter du malheur à ceux qu'il aime. Touché, il baisse les yeux (photo 27) avant d'encaisser l'annonce de huit ans de prison ferme. En quittant, le tribunal, il jette un dernier regard à une Jane impassible (photo 28). Seul Marion a l'air de compatir un peu. 

27 Image hébergée par servimg.com 28Image hébergée par servimg.com 

Dans sa cellule, Leo écrit son journal. Il en est à « s'il pouvait recommencer, il referait certainement pareil vu que les gens ne changent jamais » quand son co-geôlier vient lui demander ce qu'il fabrique. C'est pas ses oignons, mais Leo peut peut-être lui faire gagner de l'argent. Il lui explique son plan. Comme le co-geôlier a l'air intéressé, Leo lui rappelle pourquoi il est en prison. Ce qui n'empêche pas le co-geôlier de lui fourrer 5₤ dans la main avant de partir au parloir. Le charme fonctionne encore (photo 29)... Leo se lève pour aller à la fenêtre. Il brûle le billet comme l'avait fait quand il était enfant et que son père avait voulu acheter son silence. Générique. Le billet flambe et d'autres tombent du ciel. Leo sourit (photo 30). Fin. 

29Image hébergée par servimg.com 30 Image hébergée par servimg.com  

Ben voilà, vous connaissez toute l'histoire... Mais j'ai encore des trucs à dire ! Désolée.... 

Un petit mot de la réalisation d'abord. Elle est vraiment bonne pour un téléfilm ! Evidemment, c'est anglais. C'est eux qui ont inventé le téléfilm de qualité, alors... 

Ce qui m'a le plus impressionnée, c'est l'utilisation de la lumière. J'ai l'impression que la plupart des scènes de jour ont été tournée en lumière naturelle, surtout celles dans les bureaux (très vitrés). Ca donne vraiment une belle image (et ça met mon Hughie en valeur !). Cependant, elle a beau être naturelle, elle est quand même maîtrisée. On voit souvent des ombres dessiner des lignes sur Leo (photo 31), surtout dans le premier épisode, comme si on voyait déjà où il allait finir. Dans la même idée, il y a aussi le reflet de la barrière du parking dans le pare-brise de Leo quand on le voit arriver à son travail pour la première fois.  L'ombre aussi qui traverse le visage de Leo comme une éclipse ou une porte qu'on referme (photo 32) quand il comprend que le couple de clients est en fait un couple de flics. Et les ombres tout court qui projettent la longue silhouette de Leo sur les murs (photo 33)... 

31Image hébergée par servimg.com 32 Image hébergée par servimg.com 33 Image hébergée par servimg.com 

Les fondus enchaînés (ou simplement des superpositions d'images) aussi sont bien utilisés. Ils servent souvent à mettre en parallèle les flash-back et le présent (Leo enfant / adulte) ou ils montrent le côté obsessionnel de Leo (photo 34). Parfois, ça donne des trucs un peu bizarres comme la scène où Jane demande à Leo pourquoi il semble absent. Ils sont dans leur lit, elle l'embrasse et on voit sa tête descendre le long du torse de Leo (certainement pour aller lui enlever ses chaussettes ?) et, en parallèle, on voit le petit Leo surprendre son père et la paroissienne puis brûler ses billets (photo 35). Il arrive aussi que les fondus rencontrent des miroirs, comme quand Leo rentre chez lui pour apprendre que son fils a volé un de ses amis (photo 36) : particulier, mais joli ! 

34Image hébergée par servimg.com 35 Image hébergée par servimg.com  36Image hébergée par servimg.com 

Niveau scénario, vous l'avez vu, y a de la matière ! Ce qui est bien, c'est qu'il reste des questions en suspens. Par exemple, quand Leo sourit à la fin, ça veut dire quoi ? Qu'il va recommencer son petit commerce dans la prison ou qu'il a décidé d'y renoncer définitivement ? Je penche plutôt pour la deux, mais allez savoir... Et le regard qu'il jette à Jane au tribunal, sa veut dire « c'est de ta faute si j'en suis là » ou « pourquoi tu réagis comme ça ? » ou encore autre chose ? Bref, ils aurait dû faire un « 2 » en 2001 : « 8 ans après » ! 

En fait, c'est le personnage de Leo lui-même qui est un point d'interrogation. Après tout, peut-on vraiment dire quand il est sincère et quand il manipule ? Par exemple, la scène de la cellule, quand il fait sa déclaration à Jane, il a l'air profondément sincère, mais est-ce qu'il n'est pas en train d'essayer de l'amadouer ? Personnellement, j'ai choisi de croire qu'il est honnête quand il a toutes les raisons de l'être. Mais je n'ai pas la science infuse, peut-être qu'il m'a truandée moi aussi ? 

Côté acteurs, y a que du bon. Mais, comme ici on est là pour parler de Hugh, je vais parler de quelques scènes qui m'ont vraiment touchée ou impressionnée (ou les deux). 

Commençons par la fameuse scène du tai-chi (photo 37). Je vous vois venir, bande de petites vicieuses ! Oui, elle vaut le coup d'être vue, mais pas seulement parce qu'il est presque à poils ! C'est vraiment, une scène angoissante. 

Quelques minutes avant qu'il monte sur le toit, Leo a écouté le message de Chalker lui annonçant que le Vicomte veut son argent avant minuit, sinon il lui enverra ses avocats. Ajoutez à ça qu'il vient de perdre une énorme somme d'argent au tiercé... C'est le moment où Leo réalise vraiment qu'il va avoir des ennuies (et sa boîte aussi). Il est vraiment coincé et ne sait pas comment il va bien pouvoir s'en sortir. Dans les deux scènes qui précèdent, Leo est d'abord très contemplatif, puis on le voit se raidir de plus en plus. Il dit même à Marion qui essaie de le dérider un peut qu'il n'a pas envie de faire du tai-chi aujourd'hui. 

Du coup, quand on le voit se déshabiller et monter sur le rebord de la fenêtre, on croit d'abord qu'il va se suicider (surtout si on repense à l'ouverture du premier épisode). Et puis non ! Il faut savoir que, normalement, le tai-chi est un sport très doux, qui travail sur l'énergie intérieur plutôt que la force physique. Mais, il n'y va pas vraiment en douceur ! Au lieu d'être souples, ses gestes sont nerveux, il a les muscles tendus, il pousse des cris... C'est violent. Il fait limite peur ! Ca ressemble plus à un exutoire qu'à un moyen de se détendre. N'empêche que ça marche. Quand il rentre chez lui dans la scène suivante, il est presque décontracté.  

37Image hébergée par servimg.com

Autre scène où il fait presque peur : quand Duncan vient le menacer pendant la fête d'anniversaire (photo 38). 

Au début, Leo est plutôt nonchalant. Ok, son pote fait un scandale sur le trottoir alors qu'il y a du beau monde dans la maison : c'est pas grave... Il retourne tranquillement vers la maison quand Duncan le menace et lui demande s'il a bien compris ce qu'il risque et c'est là que tout change. Leo se fige. Son regard est glacé. Il se retourne et se dirige d'un pas rapide vers Duncan (il a un petit côté Terminator dans la démarche). On a l'impression qu'il va, au mieux, lui casser la gueule ; au pire ne pas s'arrêter et le piétiner. Mais non. Il s'arrête à quelques centimètres de Duncan, le surplombe et lâche froidement : « perfectly » ! J'adore quand Hugh joue de sa taille ! Il peut vraiment être impressionnant s'il veut,  surtout quand l'acteur en face fait 1,70m à tout casser. On a l'impression qu'il va le tuer ! Et après, il va se réfugier à l'étage, comme pour faire retomber toute la tension de la scène précédente. 

38Image hébergée par servimg.com 

Encore de la tension quand Leo parie l'argent de Mrs Timpson (photo 39). Cette scène est très courte, mais aussi très forte. Si vous voulez voir un homme s'écrouler en restant debout, faut pas la louper ! On voit littéralement la pression monter pendant qu'il regarde la course, puis retomber d'un coup pour se transformer en peur et en trouble. Je pense que Hugh en dit souvent plus quand il ne dit rien que quand il parle : cette scène en est un belle exemple.

39Image hébergée par servimg.com 

A part la scène du tai-chi, il y en a une autre qui est culte (pour les captures d'écran surtout), celle où Leo est (presque ?) nu sur le toit, sous la pluie (photo 40). Décidément, il aime se dessaper sur ce toit. Les voisines doivent être contentes ! Sérieusement, comme pour celle du tai-chi, cette scène mérite mieux que cette réputation... 

Martyn Harris du  Spectator a écrit : " A la fin de la semaine passée [...] Leo était assis nu sur le toit, sous la pluie. J'étais dehors avec lui". C'est tout a fait ça : on a envie d'être là, de l'aider, de le réconforter, de le faire réagir... 

Cette scène est en fait un tour de magie. Au départ, on a un solide gaillard sûr de lui et charismatique et pouf, il se transforme en petit garçon apeuré !  

Au début, la caméra est loin. Il a l'air tout frêle tellement il est replié sur lui-même. Puis elle  s'approche. On voit qu'il est complètement prostré, il a les yeux dans le vide. Quand elle arrive assez près pour faire un gros plan, on voit qu'il est vraiment au bord du toit et il a tellement l'air fragile qu'en pourrait croire qu'une pichenette sur le front suffirait à le faire tomber. Le gros plan montre aussi qu'il tremble comme une feuille morte. Est-ce parce qu'il a froid ou parce qu'il craque nerveusement ? Probablement les deux... 

40Image hébergée par servimg.com 

Ensuite, Marion le réchauffe dans le bureau. Alors, j'ai une question idiote : comment un petit bout de femme comme Marion - qui a le vertige en plus - a-t-il pu réussir à descendre un grand costaud de presque 90 Kg complètement pétrifié par une échelle de secours, sous la pluie et de nuit ? Les mystères de la télé... 

Bon, la scène dans le bureau avec les aveux de Marion (photo 41), je l'ai déjà décrite en détail plus haut. Je vais juste insister un peu sur l'aspect enfantin de Leo à ce moment-là. Il est un peu réveillé maintenant, mais il semble encore dans la lune ou plutôt sonné comme s'il venait de croiser Stallone sur un ring. Et quand Marion lui frictionne les cheveux pour les sécher, on dirait une maman et son petit garçon. Ou quand elle lui montre ses seins : un gamin de 12 qui surprend sa voisine de 16 ans en train de se déshabiller ! Je soupçonne même une petite larmichette de couler, mais c'est difficile à dire (un peu comme dans la scène du bal de Né un 4 juillet) : c'est une larme ou juste une goutte de pluie ? Honnêtement, celle qui résisterait à l'envie de le prendre dans ses bras et de le serrer très fort si elle l'avait face à elle, elle est fortiche... 

41Image hébergée par servimg.com 

La crise de panique de Leo est très courte mais prenante aussi (photo 42). Elle me fait penser à une des dernières scènes d'Eyes Wide Shut (encore). Quand Bill rentre chez lui après tout ce qui c'est passé les deux derniers jours (et nuits) et qu'il voit son masque qu'il croyait perdu sur l'oreiller à côté d'Alice endormie. Il s'écroule en larmes dans les bras de sa femme. Que se soit pour Leo (même si on ne peut pas bien dire s'il pleure ou pas) ou pour Bill, on voit toute la pression (et la culpabilité ?) qui finit par déborder et ils se réfugient au près de celle qu'ils aiment. 

42Image hébergée par servimg.com 

La scène du garage est une des plus belles démonstrations de mise en poche d'une « victime » de Leo (photo 43). D'abord, dans l'ascenseur, ils se comportent comme deux inconnus de sexes opposés se comportent généralement dans une boîte de 2m: ils sont gênés et se jettent des regards furtifs. C'est après, que le grand numéro de charme commence...  

C'est vrai que quand un grand lascar vous suit d'un pas décidé dans un parking mal éclairé et essaie de vous aborder, ça fout un peu les jetons, aussi séduisant soit-il... En fait, la technique de Leo pour embobiner les gens, c'est de les mettre dans une situation où ils pensent être dominants par rapport à lui et où lui se montre en position de faiblesse. C'était le même cinéma avec son patron quand il lui a proposé de s'associer ou avec Jane quand il lui a fait vendre la maison de campagne. Et ça marche ! En trois minutes, dans la tête de Diane, Leo est passé de « peut-être un pervers des sous-sols » à « Oh le pauvre garçon : il va rater son train ! ». 

Encore une question idiote : pourquoi Diane ne reconnaît-elle pas le voix de Leo ? Elle lui plaisait tellement... Un nouveau mystère de la télé ! 

43Image hébergée par servimg.com 

La scène du garage nous mène donc à celle du restau chinois (photo 44). On y voit Leo renoncer à baratiner les gens. Au début, il est à fond dans son rôle d'agent de sécurité, mais dès qu'elle comprend qui il est, il change de comportement. Tant qu'il explique ce qu'il a fait, ça va : il est très droit, un peu didactique, voire froid. Mais dès qu'il explique pourquoi et donc qu'il parle de son père, le masque tombe vraiment (enfin) : il est simplement honnête. Il se laisse tellement aller qu'il finit par pleurer... Comme il était écrit dans Times Out : "Il pleure bien à l'écran". Il est sans défense et sincère. C'est peut-être ça qui émeut Diane ? 

44Image hébergée par servimg.com 

Et la scène de la cellule (photo 45) ! Mais quelle salope cette Jane !!! Tout le temps, on pense qu'elle aime vraiment Leo. Evidemment, elle croit qu'il la trompe, on peut facilement comprendre qu'elle lui fasse des reproches. Mais lui parler comme elle le fait alors qu'il est en taule, qu'il a la trouille, qu'il a fait ça un peu pour elle aussi et, surtout, après qu'il lui ait fait une déclaration d'amour à tomber dans ses bras (et en larmes en plus), franchement c'est dégueulasse ! Tout ce qu'elle aime en fait c'est le statut qu'il lui donnait. Et quand la porte se referme, qu'on ne voit plus que l'ombre de Leo sur la porte : ça m'a vraiment fendu le coeur... Cette fois, c'est l'ombre de vrais barreaux qui se projette sur celle de Leo ! 

45Image hébergée par servimg.com

Bon, on est arrivé au bout. « Ouf » diront certains... Je sais, mais j'avais prévenu ! Mais ceux qui pourraient dire « ouf » ont certainement arrêté de lire depuis bien longtemps de toute façon ! 

Pour finir, quatre petits détails rigolo :

  • Phyllida Law qui joue Mrs Timpson ressemble à Emma Thompson avec 30 ans de plus. Normal, c'est sa mère. Les initiales du personnage sont d'ailleurs E.T. ! Si on est tordu, on peut dire que Hugh a poussé son ex-belle-mère au suicide. 

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  •  Un des chevaux de course s'appelle Granada, comme la société qui distribue le téléfilm...

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  • Il a définitivement un problème de pantalon...

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  • Tiens, il était déjà là lui ?

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Allez les enfants, comme vous avez été sages - du moins ceux qui ont lu jusqu'au bout - vous pouvez aller vous rincer l'oeil dans les albums

Pour les citations 

Première publication le 16.08.08

Commentaires (5)

1. Delphine 27/03/2009

(3e épisode) En définitive, il a peu cherché les problèmes, non ?

2. Claire 27/03/2009

Ouais, mais comm on le dit dans la présentation : il accro, mais pas à une drogue, ou au sexe ou à l'argent. Il est accro au danger...

3. Nemie-chou 27/03/2009

Bravo pour cette présentation !

4. Claire 27/03/2009

Merci...

Comme ça, je sais qu'il y a au moins une personne qui a lu jusqu'au bout !

5. Nemie 27/03/2009

Ben oui, ça sert à quoi sinon ^^' ?

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