Mr Palmer : House avant House ? (Raison et sentiments)

Mr Palmer est un des personnages secondaires de Raison et sentiments, le roman de Jane Austen (voir ici et  pour en savoir plus) qu'Emma Thompson - ma nouvelle meilleure amie - a adapté pour le cinéma en 1995 sous la direction d'Ang Lee avec Emma elle-même, Kate Winslet, Alan Rickman, Hugh Grant, Imelda Staunton et surtout un deuxième Hugh (mon mien à moi). Vous l'aurez compris, Hughie joue le sus-sité Mr Palmer. Ben oui, sinon j'en parlerai pas ici.  

Mr Palmer, Thomas de son prénom, physiquement c'est ça  

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Photo www.hughlaurie.net

 

Du point de vue du caractère, c'est une espèce de Gregory House sans la douleur mais accompagné une femme extrêmement chiante (un couple très bien assorti, voir photo ci-dessous), ce qui revient presque au même. Pour être plus juste, Mr P. serait plutôt la première impression que l'on peut avoir de House, avant d'apprendre à le connaître, c'est-à-dire un homme cultivé mais grinçant, un peu prétentieux et capable de se montrer excessivement désagréable. Réflexion faite, Mr P. pourrait très bien être un ascendant direct - bien que lointain (roman publié en 1811) - de House. Idée à creuser, si ça prend l'envie un jour à David Shore de constituer un arbre généalogique pour ce cher Greg !
 

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Bon, entrons dans le vif du sujet. Pour ce faire, je vais comparer dans les (très très) grandes lignes le personnage de Mr Palmer dans le livre et dans le film le tout en essayant de faire un parallèle avec House. Vous trouverez ci-dessous la notice (piquée aux Chiroux) de l'édition du roman dont je me suis servi, au cas où vous voudriez le lire (c'est le métier qui ressort !). Concernant le film, je tiens à saluer le travail colossal accompli par Miss Thompson pour que l'histoire originelle tienne en seulement 130 minutes sans la dénaturer : elle a pas eu un Golden Globe pour rien !

Austen, Jane (1775-1817) 

Raison et sentiments / par Jane Austen ; trad. de l'anglais par Jean Privat ; note biogr. de Jacques Roubaud. - Paris : 10-18, 2003. - 382 p. : couv. ill. en coul. ; 18 cm. - (10-18 ; 1475. Domaine étranger ). 

Trad. de : "Sense and sensibility".  

ISBN 2-264-02381-3

Le première chose à signaler, c'est la différence de traitement du personnage. Dans le livre, Mr P. agit peu (il ne participe presque pas à l'action), on le connaît surtout pour les réflexions qu'il inspire à Elinor (l'héroïne principale, Emma Thompson dans le film). Par contre, dans le film, même s'il n'apparaît pas spécialement plus souvent que dans le livre, il existe plus : il interagie vraiment avec les autres personnages bien qu'il soit encore moins bavard. J'ai aussi eu l'impression qu'il était plus bienfaisant, voire plus aimable. 

Cette différence peut s'expliquer facilement : ce film - du moins son scénario - est le bébé d'Emma ! « Ha ?!??! » me direz-vous et vous ajouterez certainement : « Et pourquoi le fait qu'elle est écrit le scénar' influence-il le traitement de ce personnage et pas des autres ? ». Pour répondre à cette question, je vais être obligée de verser dans la chronique people, profitez-en, ça n'arrivera pas souvent. 

Hugh et Emma ont fréquenté l'Université de Cambridge à la même époque (78-81). Ils ont été membres de son club de théâtre (le Cambridge Footlights) en même temps et l'ont même dirigé pendant leur dernière année. La première fois qu'elle l'a vu, à une audition, elle a tout de suite flashé. Elle raconte qu'il ressemblait à Indiana Jones (logique, vu qu'il était en archéologie, hahaha) habillé tout en kaki (jamais vu Indy en kaki, mais bon, ça lui a fait de l'effet) et qu'elle a filé un coup de coude à l'ami qui l'accompagnaient en lui disant « Star ! Star !». Après ça, elle l'a harponné et ils sont sortis ensemble pas mal de temps (je sais pas combien précisément, mais quelques années certainement). Même s'ils n'ont pas fait leur vie ensemble, ils sont toujours très liés « amicalement » et elle garde visiblement une grande attirance pour lui. Elle ne perd d'ailleurs jamais une occasion de louer ses qualités voire même de le tripoter (j'ai des preuves). De son côté, Hugh est moins disert sur ce qu'il ressent pour elle mais, ce qui est sûr, c'est qu'il la considère comme une très grande amie. Voilà, c'était la minute Paris Match, j'espère que vous en avez bien profité, je suis pas prête de recommencer. Vous gagnez même une photo d'époque et un jeu : trouvez l'intrus.

 

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Ce serait donc la façon dont Emma voit Hugh qui aurait déteint sur le personnage. Dans les commentaires audio du DVD, elle explique d'ailleurs qu'elle a écrit les rôles des Palmer spécialement pour Hugh et Imelda Staunton (qui était déjà son emmerdeuse de femme dans Peter's Friends). Elle ajoute aussi qu'elle adore leur différence de taille : je ne suis donc pas la seule que ça amuse ! 

Toujours dans les commentaires audio, le co-producteur du film, James Schamus, déclare que c'est « incroyable comme les personnages secondaires son bien écrits. Lui (Mr P., NClR), c'est un personnage secondaire comique et elle l'a complètement retourné en quelque chose de tout a fait différent, surtout quand il s'en va », ce qui témoigne de l'aspect sensible qui a été ajouté au personnage.

Voici quelques extraits significatifs du roman :

P. 109 

« Son mari était un jeune homme de vingt-cinq ou vingt-six ans, à l'aspect grave, l'air plus élégant et plus posé que sa femme, mais moins porté à plaire aux autres et à se plaire avec eux. Il entra dans le salon avec un air d'importance, s'inclina légèrement devant les dames sans dire un mot, et, après leur avoir jeté un bref coup d'œil ainsi qu'à l'appartement, prit un journal sur la table et se plongea dans sa lecture jusqu'à son départ. » 

Le premier portrait de Mr P.. Evidemment, l'âge ne correspond pas puisque Hugh a fêté ses 36 ans pendant le tournage, mais tous les acteurs sont plus âgés que leur personnage, ce n'est qu'un détail. 

Dans le film, la première fois qu'on le voit (voir photo du couple plus haut), le personnage est directement planté et, à ce moment là, est fidèle à celui du roman. Il a effectivement l'air grave, voire de se faire chier royalement. Il est visiblement excédé par les babillages de sa femme (ça nous vaut du reste un beau roulement d'œil dont Hugh a le secret) et c'est tout juste s'il esquisse un sourire quand Willoughby arrive. Il est effectivement plus posé que sa femme, mais c'est pas difficile non plus ! Par contre il n'est pas forcément plus élégant qu'elle, du moins pas physiquement (peut-être dans l'attitude ?), mais il y a bien sûr son aspect grand échalas distingué qui joue. 

La question de plaire aux autres revient plusieurs fois dans le roman, dont à la page 115 où Mrs Palmer déclare que « tout sera si gai alors, car Mr Palmer est tout le temps à courir le pays pour les élections. Et tant de gens, que je ne connais pas, viennent dîner avec nous, c'est tout à fait charmant. Mais le pauvre ! c'est si fatigant pour lui ! car il est obligé de plaire à tout le monde ». Dans le film, c'est dans cette première scène pour les Palmer que Madame explique que Monsieur « va devenir parlementaire. Il trouve atroce de devoir plaire ». 

C'est ce dernier point qui le rapproche certainement le plus de House comme on peut le constater dans l'extrait suivant. 

P. 114-115 

« Charlotte rit de tout son cœur à l'idée que son époux ne pouvait pas la renvoyer et dit triomphalement qu'il importait peu qu'il la traitât ainsi puisqu'il était bien forcé de vivre avec elle. Il était impossible de trouver quelqu'un d'une aussi complète bonne humeur que Mrs. Palmer et aussi parfaitement décidée à tout prendre du bon côté. L'indifférence étudiée, l'insolence et le mauvais caractère de son mari ne la troublaient en rien ; et, quand il la grondait et la rudoyait, elle s'en amusait beaucoup.

- Mr. Palmer est si drôle! dit-elle à l'oreille d'Elinor. Il est toujours de mauvaise humeur.

Elinor n'était pas portée, après l'avoir un peu observé, à admettre qu'il fût naturellement et sans effort aussi rustre et mal élevé qu'il cherchait à le paraître. Son caractère avait pu être un peu aigri en découvrant, comme beaucoup d'autres de son sexe, que, par l'aveugle impulsion qui l'avait attiré vers sa beauté, il était devenu le mari d'une femme très sotte ; mais elle savait que ce genre de faute était trop répandu pour qu'un homme sensé n'en prenne pas finalement son parti. C'était plutôt, croyait-elle, un désir de distinction qui le poussait à traiter tout le monde d'une façon méprisante et à dénigrer, en général, tout ce qui s'offrait à lui. C'était le désir de paraître supérieur aux autres. Le motif était trop commun pour qu'on en fût sur­pris. Mais les moyens employés, quelque efficaces qu'ils fussent pour établir sa réputation de mauvaise éducation, n'étaient propres à lui attacher personne, à l'exception de sa femme. » 

Très « houssien » comme comportement ! L'indifférence, l'insolence, le mauvais caractère, le côté rustre et le tout qui amuse : tout était dit...

« Son caractère avait pu être un peu aigri », c'est ce qu'on ce qu'on peut penser pour House aussi pendant la 1re saison, qu'il est comme ça à cause de sa douleur, jusqu'à ce que Stacy arrive et explique à Cameron qu'il avait déjà un caractère de chien avant son accident. Donc, que se soit pour Mr P. ou pour House, ce n'est pas que leur fardeau respectif (femme et douleur) qui les pousse à ce comporter ainsi. 

Alors qu'est-ce que c'est ? Un « désir de distinction qui le poussait à traiter tout le monde d'une façon méprisante » ou « le désir de paraître supérieur aux autres » ? Cette théorie ne tient pas pour House, elle est peut-être un peu plus juste pour Mr P. (cf l'extrait suivant). 

La seule chose certaine, c'est que ces manières « n'étaient propres à [leur] attacher personne » et qu'aucun des deux n'est « porté à plaire aux autres et à se plaire avec eux ». Dans le cas de House, c'est très clair, il se débrouille toujours pour ne pas qu'on s'attache à lui ! Que ce soit Cameron avec qui il a bien pourri leur second rendez-vous (après les monster trucks qui s'était bien passé), Stacy qu'il a renvoyé chez son mari parce qu'il savait qu'il finirait par la faire souffrir, la diététicienne avec qui il a commencé par faire la liste de tout ce qui pouvait lui déplaire en lui (on l'a jamais revue) et même Wilson et Cuddy qu'il a essayé de pousser à bout quand cet enc... de Tritter lui courait après. 

Pour Mr P., il semblerait que cette manie de déplaire vienne d'une réaction au caractère agaçant de sa femme. Dans le cas de House, c'est presque sûr que ça vient de la peur de souffrir d'une séparation ou d'une trahison : pour ne pas qu'une histoire se finisse mal, autant ne pas la commencer... Peut-être même une certaine complaisance dans le malheur.   

P. 299-300 

« Elinor avait si peu vu Mr. Palmer et, dans ce peu, avait trouvé une telle variété dans sa façon de s'adresser à elle et à sa sœur, qu'elle ne savait comment elle allait le trouver dans le cercle de sa propre famille. Elle constata, pourtant­, qu'il se comportait tout à fait en gentleman vis-à-vis de tous ses hôtes et ne montrait de rudesse, à l'occasion, que vis-à-vis de sa femme et de sa belle-mère ; elle décou­vrit qu'il était tout à fait capable de faire un compagnon agréable, et que, s'il ne l'était pas toujours, cela venait de son trop grand penchant à se croire aussi supérieur aux gens en général qu'il avait conscience de l'être en la société de Mrs. Jennings et de Charlotte. Pour le reste, son caractère et ses habitudes ne présentaient, autant qu'Elinor put le remarquer, rien d'inaccoutumé parmi les personnes de son sexe et de son monde. Il était délicat pour la nourriture, incertain pour ses heures ; il adorait son fils tout en affectant de n'y pas faire attention ; et passait souvent ses matinées à jouer au billard alors qu'il aurait dû s'occuper de ses affaires. Au total, cependant, il lui plaisait plus qu'elle ne s'y était attendue, et, au fond du cœur, elle n'était pas fâchée qu'il ne lui plût pas davantage ; il ne lui était pas désagréable, en observant chez lui des traces d'épicurisme, d'égoïsme et d'affectation, de reposer sa pensée sur le souvenir d'Edward, de son tempérament généreux, de ses goûts simples et de sa défiance de lui-même. » 

Comme pour House, le caractère de Mr P. n'est qu'une façade et il fait même un « compagnon agréable » (Elinor avoue même qu'elle aurait pu éventuellement peut-être avoir une inclination pour lui !). La grande différence réside dans le fait que Mr P. se croit supérieur aux autres, alors que House l'est (dans son domaine professionnel). Bien sûr, il en a conscience, c'est pour ça qu'il peut paraître arrogant et prétentieux, mais, cependant, il a régulièrement des doutes, même s'il n'aime pas que ça se sache. De plus, c'est grâce à sa confiance en ses capacités qu'il arrive à guérir ses patients, parce qu'elle lui permet de prendre des risques qui s'avèrent (la plupart du temps) payants. D'ailleurs, à partir du moment où il doute et qu'il n'ose donc plus prendre de risque, il n'est plus aussi performant. C'est particulièrement vrai quand il tient affectivement à son patient (Forman par exemple) et là on en revient à la relation aux autres... 

J'aime beaucoup le « Il adorait son fils tout en affectant de n'y pas faire attention » ! Dans le film, il est évident que si Mr P. pouvait porter Thomas Junior du bout des doigts, voire ne pas le porter du tout, ça l'arrangerait. Voici une capture d'écran du film et une photo de tournage (importée de www.hughlaurie.net) où l'on voit la différence d'attitude entre Hugh et son personnage :
 

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Un dernier point commun qui n'apparaît pas dans les extraits que j'ai choisi : la franchise. L'un comme l'autre, ils sortent sèchement des vérités  à ceux qui les entourent. Bien sûr, c'est presque toujours une arrogance et ça fait souvent mal, mais c'est vrai... Dans les commentaires audio, Emma le qualifie d'abrupte.

Pour finir, voici mes petits commentaires sur quelques scènes qui sont plus développées dans le film que dans le roman, voire qui n'y figure même pas ! 

Tout d'abord, une petite réflexion qui m'a beaucoup amusée. Lors d'un bal, Mme Jennings et Charlotte essaient de trouver quelque connaissance. Mrs P. propose alors de demander à son mari (en pleine discussion) s'il n'a vu personne en précisant : « Mr Palmer a une meilleure vue que nous ». Ca ne veut pas dire qu'il a 10/10 à chaque œil, non non non, c'est simplement que Hugh mesure une bonne trentaine de centimètres de plus qu'Imelda Staunton (comme en témoigne la photo ci-dessous). J'aime bien l'idée de se servir de lui comme d'une tour de contrôle ! C'est idiot, mais ça m'amuse... 

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Ensuite, une scène dont, dans le roman, les Palmer sont tout à fait absents : Elinor attend fébrilement le retour de sa sœur qui s'est enfuie sous la pluie. Dans le film, les Palmer prennent le thé aux côtés d'Elinor. Mr P. se montre désagréable avec sa femme avant de se lever et d'apporter une tasse à Elinor. Avec elle, il se montre très doux, attentionné et rassurant.
 

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C'est là que l'on voit pour la première fois l'humanité de Mr Palmer, une humanité qui ne le quittera plus jusqu'à la fin du film. Lindsay Doran, la productrice, déclare d'ailleurs dans les commentaires audio que « sa gentillesse ici est très touchante. Jusque là, il s'était montré désagréable et cynique et tout d'un coup on se rend compte que c'était seulement par réaction ». 

Petit détail amusant dans cette scène : Mr et Mrs Palmer amène chacun à leur tour une tasse à Elinor et personne ne s'en étonne, il semble même qu'elle n'en n'a qu'une... 

On continue avec ma préférée : Mr Palmer en chemise à jabot ! Je soupçonne Emma d'avoir ajouté cette scène (où Elinor va chercher Mr P. qui s'apprête à se coucher) uniquement pour le plaisir de voir Hugh ouvrir la porte de sa chambre après avoir visiblement remis sa chemise en vitesse (il allait pas se montrer torse nu devant une prude demoiselle non plus !). Dans le roman, cette scène se résume comme suit : 

P. 302 

« Une nuit agitée et fiévreuse, pourtant, apporta un démenti à ces prévisions; et, lorsque Marianne, qui avait persisté à vouloir se lever, avoua qu'elle ne pouvait se tenir debout et se remit d'elle-même au lit, Elinor fut toute disposée à suivre l'avis de Mrs. Jennings et à envoyer chercher le docteur des Palmer. » 

Pas de chemise ouverte en vue...


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Et enfin, le départ des Palmer de leur propre maison. Dans le livre, c'est un des rares passages où Mr P. se montre un minimum compatissant. Dans le film, ça donne une très jolie scène entre Hugh et Emma où il lui explique qu'il pourrait rester et lui affirme qu'il est son serviteur si elle a besoin de lui. Il a l'air tellement sincère et concerné, vraiment désolé de laisser Elinor en plan contrairement personnage du roman qui aurait préféré rester un peu pour aider Elinor bien sûr, mais surtout pour échapper à sa femme comme en témoigne l'extrait suivant.
 

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P. 302 - 303 

« [Le médecin]vint, examina la patiente, et fit espérer à miss Dashwood que quelques jours suffiraient à rétablir la santé de sa sœur. Mais il déclara que la malade avait une tendance à l'infection et, à ce mot, donna aussitôt l'alarme à Mrs. Palmer pour son bébé. Mrs. Jennings, qui avait incliné, dès le début, à juger la maladie plus sérieuse que ne l'avait cru Elinor, prit très au sérieux l'indication de Mr. Harris et, confirmant Charlotte dans ses craintes et son désir de prendre des précautions, insista sur la nécessité pour elle de partir d'urgence avec l'enfant, et Mr. Palmer, bien qu'il déclarât leurs appréhensions sans fondement, trouva que l'anxiété de sa femme était trop forte pour s'y opposer.

En conséquence, leur départ fut décidé, et, une heure après l'arrivée de Mr. Harris, elle partit, avec son petit garçon et la nurse, pour la maison d'un proche parent de Mr. Palmer, à quelques milles de l'autre côté de Bath, où son époux, sur ses instances réitérées, promit de la rejoindre dans un jour ou deux [...].

La journée ne changea pas grand-chose à l'état de la malade ; elle n'allait certainement pas bien, mais enfin son état n'empirait pas. Leur société s'était maintenant fort réduite ; car Mr. Palmer, quoiqu'il eût préféré rester, tant par goût personnel qu'à cause de sa répugnance à paraître obéir aux ordres de sa femme, se laissa à la fin persuader par le colonel Brandon de remplir la promesse qu'il lui avait faite [...] et elle le [Brandon] pressa tellement de rester qu'il ne put résister plus longtemps à accorder une faveur qui satisfaisait à ses vœux les plus chers. D'autant plus que Mrs Jennings fut chaleureusement appuyée par Mr. Palmer qui se sentait plus tranquille en laissant derrière lui une personne aussi capable d'assister ou de conseiller miss Dashwood dans toutes les occasions. » 

En guise de conclusion, voici un petit florilèges des réflexions sur Hugh dans les commentaires audio : 

« Il est super », « Hugh Laurie. Une prestation formidable », « sublime performance », « We love Hugh Laurie » (j'aime bien celle-là, faudrait en faire des t-shirts) et « Hugh est un des meilleurs ». 

Bon, voilà c'est fini. Le premier qui crie « enfin » s'en prend une ! Allez zieuter les captures, ça vous reposera les yeux après tout ce blabla... 


Première publication le 12.12.07

Commentaires (2)

1. Nemie-chou 27/03/2009

Cela prouve que House a un caractère très humain (il est pas "anormal", je veux dire) :-)

2. Anne 27/03/2009

J'aime beaucoup ton analyse.
Pour le petit détail de la tasse, j'ai aussi été étonnée au début puis je me suis repassée la scène et en fait j'ai compris que ce n'était pas la même.
Elle avait du reposer sa tasse et retourné contempler sa fenêtre et Mrs P. lui en repropose une quelque temps après.
Du moins c'est comme ca que je l'ai perçue mais je trouve que la transition est bizarre effectivement.
Voilou!

PS : Il est tellement beau en Mr Palmer... avec ses favoris je fond... ^^

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